Manque criant de bénévoles dans la région

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Une bénévole de Soif de vivre qui fait l’épicerie pour un aîné. (Photo: courtoisie)

Les Centres d’action bénévole de la région manquent de volontaires pour mener leur mission à bien. Le recrutement est difficile depuis la pandémie, une situation qui oblige les organismes à but non lucratif à réduire leurs offres.

Pour la directrice des centres d’action bénévole de Chicoutimi et Soif de vivre à La Baie, Jessica Tremblay-Doucet, l’augmentation des demandes de bénévolat s’explique entre autres par le vieillissement de la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Un de nos rôles est de maintenir les aînés à domicile, on parle de perte de mobilité et de perte cognitive chez notre clientèle. On reçoit plus de demandes d’accompagnement pour faire l’épicerie, briser l’isolement et les aider avec leurs réseaux sociaux », explique-t-elle.

Le problème, c’est que les volontaires ne sont plus assez nombreux pour répondre à toutes les demandes envoyées aux centres de services de la région. « On a de plus en plus besoin de bénévoles réguliers, mentionne Mme Tremblay-Doucet. Ceux qui proposent leur aide en ce moment c’est de manière ponctuelle, donc on a de la difficulté à coordonner tout ça ensemble. » Les bénévoles sont pour la plupart encore dans la vie active, des parents, des étudiants ou des gens avec des emplois qui n’ont pas de temps à offrir sur base régulière.

Depuis la COVID-19, certains bénévoles sont plus réticents à revenir donner de leur temps à une clientèle plus vulnérable. Les usagers qui utilisent les services ont généralement 65 ans et plus, ils sont donc plus à risque. « Avant on avait un bassin de bénévoles qui était disponible, mais avec la pandémie, on a perdu certains bénévoles âgés de 70 ans et plus, qui n’ont pas pu revenir sur le terrain », ajoute la directrice de l’organisme Soif de Vivre.

Une volontaire du Centre d’action bénévole de Chicoutimi aide une dame via le service d’accompagnementsw  transport bénévole. (Photo: courtoisie)

Dans le cas du service d’accompagnement de transport bénévole offert par les centres, la demande est grande. Cette offre permet aux ainés d’être accompagnés à leurs rendez-vous médicaux. Jessica Tremblay-Doucet raconte que parfois, elle a quatre bénévoles disponibles un mardi par exemple, donc elle pourra répondre à seulement dix demandes cette journée-là alors qu’elle peut en recevoir une vingtaine.

Cependant, pour La Baie et Chicoutimi, les centres ont toujours réussi à offrir leurs services, même si parfois ce n’était pas à pleine capacité. Ces organismes carburent vraiment en fonction du nombre de bénévoles réguliers. « Je sais qu’il y a d’autres organismes dans le territoire qui ont dû mettre sur pause ou en arrêt temporaire certains services à cause du manque de bénévoles », alerte la directrice.

Le recrutement se fait à l’année dans ces centres, « notre but c’est d’aider les gens qui en ont besoin. Pour cela, ça nous prend des gens prêts à donner de leur temps », conclut Jessica Tremblay-Doucet.

 

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