La zoothérapie en milieu jeunesse

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La zoothérapie s’est introduite doucement dans tous les niveaux scolaires des écoles et des centres jeunesse au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les intervenants voient un changement dans leur séance avec un animal présent.

Le centre de réadaptation Saint-Georges à Chicoutimi travaille avec deux chiens en permanence pour épauler les jeunes. Pour eux, il est important que le patient se sente bien entre ses murs. « [Les deux chiennes, Rosabelle et Maddy] mettent un sourire aux lèvres des jeunes et leur apportent du réconfort dans leur détresse. Bref, elles embellissent leur vie en centre de réadaptation », déclarent Corine Ouellet et Danie Gauthier qui s’occupent de la zoothérapie au centre Saint-Georges. Dès l’âge de huit ou neuf semaines, elles sont en contact avec les jeunes. Les chiennes sont très ouvertes et connaissent leur travail.

Dans un cadre jeunesse

Les jeunes peuvent encore plus bénéficier d’avoir un animal à leurs côtés en rapport à leurs émotions. Le Cégep de Jonquière a récemment accueilli Inuk, un chien de race samoyède, dans ses bureaux. Les étudiants ont accès à ce service avec la psychologue Sylvie Beauchamps. « La zoothérapie c’est une technique d’intervention. Selon les besoins de la personne, [la zoothérapie] s’intègre aux objectifs thérapeutiques déjà établis», a-t-elle dit. Ce n’est jamais imposé à l’élève, le chien peut être exclu des séances. La zoothérapie est basée sur la communication avec l’animal.

Les jeunes ont plus tendance à se détendre et être moins sur la défensive quand vient le temps d’une séance avec la psychologue si le chien est présent. Il a tendance à détendre l’atmosphère de la séance. Les changements sont perceptibles de rencontre en rencontre. L’étudiant est plus calme et beaucoup plus détendu qu’à ses débuts. Les psychologues du centre Saint-Georges ressentent également un sentiment de réconfort lorsque le jeune est en présence des deux chiennes du centre, Rosabelle ou Maddy. Le jeune demande souvent de rester plus longtemps dans le local avec le chien.

Avoir un chien au travail

« C’est relationnel à la base. Le chien doit y trouver son compte. S’il est trop sensible et déprimé, ce n’est pas une bonne idée qu’il rentre travailler », souligne Mme Beauchamps. Si son chien ne veut pas être flatté, elle ne va pas lui imposer non plus.

Mme Beauchamps insiste sur le fait que la zoothérapie résulte d’une bonne communication entre elle et Inuk. Elle veut être capable de cerner son chien et ses émotions. S’il semble inapte à aller au Cégep, elle le laissera à la maison et adaptera ses séances de la journée sans lui. Au contraire, au centre de réadaptation il ne leur est jamais arrivé qu’un chien ne veuille pas coopérer.

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