Classes flexibles : un environnement pour mieux apprendre

243
0
Partagez :

Un milieu de travail qui favorise l’apprentissage est important dès le plus jeune âge. C’est pourquoi, de plus en plus d’enseignants du primaire se tournent vers les classes flexibles.

Dans un contexte éducatif, la classe flexible se distingue par un aménagement plus souple qui permet aux élèves d’avoir plusieurs types de surfaces où travailler. Avant la pandémie, l’enseignante à l’école primaire Benoit-Duhamel à Roberval, Mélanie Simard, avait expérimenté l’aménagement flexible. « Il y avait cinq tables où chaque élève avait sa place. Puis autour de la classe, il y avait des stations différentes avec des assises différentes comme des ballons, des coussins ou des bancs », a décrit la professeure.

Selon elle, les classes flexibles sont un avantage pour la concentration de certains enfants. « Pour les élèves qui ont un déficit d’attention et qui ont besoin de bouger, c’est aidant parce que le fait de décrocher et d’aller à une autre station, prendre une pause, ça leur permet de se reconcentrer par la suite », a expliqué Mme Simard.

Or pour les périodes théoriques, certains enseignants préfèrent tout de même des rangées de bureaux. « Quand je veux faire une belle explication, une belle mobilisation, ça fait bien que tout le monde soit à sa place et qu’il n’y ait rien d’autre à faire que de me regarder et de m’écouter », a avoué la professeure au premier cycle, à l’École de la Rivière à Ste-Hedwidge, Catherine Guay.

Un encadrement important

Ce n’est pas seulement la disposition de la classe qui est important pour le développement de l’enfant, mais également le professeur qui y est présent. Selon l’organisme Educatout, un jeune qui sait qu’il a un adulte derrière lui et qui croit en ses capacités sera doublement motivé à agir de façon positive.

« Dans ma classe, j’ai une éducatrice spécialisée, une aide à la classe et une enseignante orthophoniste qui viennent à l’occasion. On est plusieurs et je pense que c’est ce que les enfants veulent, a remarqué Mélanie Simard. Ils ont un grand besoin d’attention de la part de l’adulte. »

Pour sa part, Catherine Guay utilise souvent des comparaisons faciles à comprendre pour ses élèves de 6 et 7 ans, afin de les motiver à continuer à travailler. « Je leur parle souvent des athlètes, ils travaillent fort pour se rendre aux Olympiques, mais ils ne gagnent pas tous des médailles. L’important c’est de faire des efforts, être fier de soi », a conclu l’enseignante.

Partagez :