L’état de flow : le rêve de tous les athlètes

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La nageuse et son entraîneuse

Une athlète qui atteint une performance mentale optimale lors d’une compétition, c’est ce qu’on appelle l’état de flow, explique la kinésiologue spécialisée en entraînement des habiletés mentales, Elisabeth Martin. C’est d’ailleurs un sujet qui occupe une partie du doctorat qu’elle est en train de réaliser.

La symbiose parfaite entre le niveau de compétence requis et le niveau de défi d’une activité sportive constitue l’état de flow. Il permet d’améliorer la performance en éliminant des facteurs comme le stress, l’apathie ou la relaxation trop intense, mais peu de sportifs le connaissent, explique la kinésiologue.

« Si l’athlète sent qu’il n’a pas les compétences et que le niveau de défi est trop élevé, on va être dans une zone d’anxiété. À l’inverse, si le niveau de défi n’est pas assez élevé pour les compétences, on va être dans l’apathie, dans la relaxation ou dans l’ennui », développe Elisabeth Martin.

Justine Bureau qui nage

Justine Bureau note qu’elle a remarqué une amélioration considérable de sa performance depuis qu’elle maîtrise l’état de flow. (Photo : Charlotte Dubois)

Un joyeux accident

Mme Martin raconte que beaucoup d’athlètes découvrent l’état de flow par accident et en apprennent sur le sujet seulement après l’avoir réalisé. C’est le cas de Justine Bureau, 16 ans, qu’elle entraîne à la natation.

Justine en apprend tous les jours sur elle-même avec la zone de flow. Maintenant, elle sait que pour elle, ce qui fonctionne, c’est de ne pas trop penser à sa performance avant de la faire et surtout, de ne pas visualiser ses mouvements.

La première fois que Justine a atteint l’état de flow, elle était en finale B d’une compétition. Elle n’y portait pas trop d’importance. « Je n’avais pas pensé à ma nage, j’étais souriante et je n’étais pas stressée. Je ne savais pas ce que j’allais faire, vraiment. Je me suis juste dit “Fais-le pour le fun, va nager comme tu sais le faire” », relate la jeune fille. C’est dans cet état d’esprit qu’elle a réussi à faire une course cinq secondes plus rapide que son record antérieur.

Elle a réussi à le refaire, quelques semaines plus tard. Cette fois-ci, l’état de flow était contrôlé et Justine était en finale A, parmi les meilleures. « J’étais en confiance et mon défi était à la hauteur pour ma confiance », confie Justine, souriante. Une fois de plus, Justine a fracassé son record personnel et a fini au deuxième rang de sa course.

Son entraîneuse en profite pour souligner l’importance du travail qui est effectué mentalement. « C’est là que tu vois vraiment à quel point l’état de flow peut propulser un athlète dans sa performance. »

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