Des discussions pour protéger les eaux saguenéennes

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Autour de plusieurs tables, les Saguenéens se sont rassemblés pour discuter des objectifs à placer dans le plan directeur de l’eau des 10 prochaines années (Photo : Enzo Trouillet)

 

Limiter les inondations, empêcher l’implantation d’espèces exotiques envahissantes, préserver la qualité de l’eau et en empêcher la dégradation faunique. Les objectifs sont clairs après le second rendez-vous de l’Organisme des bassins versants (OBV), tenu le mercredi 7 février, pour se concerter et avancer sur les modalités de la mise en œuvre du plan directeur de l’eau 2024-2034.

À l’hôtel La Saguenéenne de Chicoutimi, élus, chefs d’entreprise et citoyens engagés étaient rassemblés afin de définir les objectifs autour de l’eau dans la région couverte par l’OBV Saguenay. Après un premier rendez-vous le 17 janvier dernier lors duquel les problématiques principales à gérer ont été pointées, les discussions tournaient cette fois-ci sur les objectifs à atteindre pour les régler. 

La préservation du lac Kénogami, priorité de la municipalité

Représentée par le conseiller municipal Jimmy Bouchard, la Ville avait son mot à dire dans les discussions. « On va tout faire pour respecter les objectifs définis aujourd’hui, c’est pour ça que je suis là », sourit Jimmy Bouchard. Pour l’élu, le point d’eau demeurant sans commune mesure en termes d’importance, puisqu’il alimente plus de 120 000 habitants en eau douce, c’est le lac Kénogami. « La protection de ce bassin est notre priorité absolue. La qualité de l’eau est très bonne, et on veut la conserver. » 

Plusieurs autres problèmes à régler

Si la qualité de l’eau était la priorité lors des échanges, les préoccupations autour de la faune présente dans les points d’eau augmentent. « Il n’y a pas encore de problème au Saguenay, mais on a vu qu’à certains endroits, au Québec, il y a un coût économique et environnemental. Des lacs sont complètement infestés d’espèces exotiques envahissantes », s’inquiète Jimmy Bouchard. 

Les inondations aussi deviennent progressivement un enjeu majeur. « C’est l’un des enjeux les plus criants pour la municipalité. Ce n’est pas une problématique nouvelle, mais elle devient plus fréquente », déplore l’élu. 

« Un impact financier direct »

Outre l’impact environnemental évident des actions en faveur de la protection des bassins, un bon comportement vis-à-vis des plans d’eau pourrait également avoir un gros effet sur le portefeuille des citoyens. « Il existe plusieurs usines de filtration des eaux dans toute la ville. Si la qualité de l’eau est bonne, elles restent en bon état. C’est l’exemple d’un impact financier direct », rappelle Jimmy Bouchard. 

Du côté de l’OBV, on est prêt à agir pour protéger l’eau saguenéenne. « On travaille en prévention, l’objectif est d’en arriver à la création du nouveau plan directeur. Mais parfois, il est obligatoire de mettre des actions plus contraignantes », prévient la présidente de l’OBV, Monique Laberge.

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