Un 40e été pour Le Crémier de Jonquière

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La succursale de Jonquière a ouvert ses portes en avril 1985. C’était le deuxième pignon sur rue de Patrice Ménard, son premier était situé à La Baie en 1982.

À l’aube de son 40e été, le propriétaire du comptoir laitier Le Crémier pense désormais à se départir de son commerce situé sur la rue Saint-Dominique à Jonquière. Au grand plaisir des amateurs, Patrice Ménard a redémarré ses machines à crème glacée molle depuis le 1er avril.

Anissa Leduc

Pour perdurer avec une entreprise, il est essentiel de conserver la recette gagnante d’un commerce, « ça a toujours été une crèmerie traditionnelle. Donc tout ce qu’on a, c’est des choses qui existent depuis 40 ans et plus. Les gens, on leur donne ce qu’ils veulent », a expliqué, le propriétaire du comptoir laitier Patrice Ménard.

Monsieur Ménard n’a aucune inquiétude quant à l’avenir de son commerce en raison de l’arrivée de compétiteurs en région, tels que Chocolats Favoris ou Chocolato. Selon lui, il est primordial de miser sur la qualité tout en gardant un tarif raisonnable pour les clients. « On voit présentement des grosses chaînes qui font des cornets à prix élevé. Puis on dirait que c’est pour que les gens se prennent en photo avec. Nous les cornets, ici les gens ils viennent parce qu’ils se mangent et qu’ils les aiment », a-t-il souligné.

Patrice Ménard a fondé le comptoir laitier, Le Crémier avec son épouse Myriam Gagnon en 1982. Myriam s’occupe de la succursale à Chicoutimi-Nord et Patrice supervise celle à Jonquière.

La saison des bars laitiers est officiellement amorcée depuis le début du mois d’avril et Patrice Ménard pense déjà à l’avenir de son entreprise. « J’entreprends ma 45e année, ça fait 40 ans avec un comptoir laitier fixe, mais j’ai commencé avec des camions comme le Cornet Volant. Dans le temps, j’avais 17 ans […] fallait être fou un petit peu, a-t-il raconté. Et puis là, je suis rendu à 63 ans et on pense à quitter le domaine. Vendre une entreprise de même, c’est comme laisser aller ton bébé. C’est un peu dur. »

Bien que certaines démarches soient entamées, la clientèle n’est pas prête à le voir partir. « Le processus est commencé. Quand est-ce que ça va se faire ? Dans un an, deux ans, trois ans, on le sait pas, mais ça prend la personne qui veut le faire », a confié Patrice Ménard.

La période la plus difficile pour Mégane aura été celle de la COVID-19. En raison des masques et de sa surdité, elle ne parvenait pas à lire sur les lèvres des clients.

Après 40 ans de service, Patrice Ménard a vu défiler des tonnes d’employés à la crèmerie. Pour Mégane Fortin, une caissière de la succursale de Jonquière, Le Crémier est une histoire de famille. « Quand j’étais plus jeune, j’allais au bar laitier à Chicoutimi-Nord. J’y allais de temps en temps, à l’occasion, et je raffolais de la crème molle. […] Je trouve ça très amusant et gratifiant. J’aime beaucoup ça parler avec les clients, les servir, les rendre heureux. »

Malgré son handicap auditif, Mégane a l’opportunité d’accueillir la clientèle depuis trois ans. « Si je pouvais et que c’était l’été toute l’année, ça me ferait vraiment plaisir de travailler toute l’année, a-t-elle exprimé avec enthousiasme. Ça m’amuse beaucoup et j’adore ça. »

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