Marionnettiste: pas un jeu d’enfant

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Les marionnettistes confectionnent la marionnette de A à Z à l’aide de différents matériaux comme le bois, le caoutchouc, le métal et bien d’autres. Photo : Roxane Tremblay

Créer des marionnettes n’est pas un jeu d’enfant, selon le directeur artistique de La Tortue Noire et co-directeur du Festival international des arts de la marionnette à Saguenay (FIAMS), Dany Lefrançois. En fait, c’est tout un processus de création qui demande travail, passion et polyvalence.

Les marionnettistes confectionnent la marionnette de A à Z à l’aide de différents matériaux comme le bois, le caoutchouc, le métal et bien d’autres. Photo : Roxane Tremblay

Selon le Petit Larousse illustré, un marionnettiste est un manipulateur de marionnettes. Pour Dany Lefrançois, c’est davantage « quelqu’un de polyvalent qui possède des connaissances en fabrication pour manipuler du bois, du métal, faire de la sculpture, de la peinture et de la couture. C’est aussi une personne qui maîtrise l’art de la scène pour interpréter le personnage d’une marionnette lors des spectacles ».

Fabriquer une marionnette peut demander jusqu’à des centaines d’heures de travail. « Tous les projets sont différents, donc il n’y a pas vraiment de recette », témoigne la scénographe et marionnettiste, Mylène Lebœuf-Gagné.

Tout commence avec le dessin d’atmosphère. C’est un ressenti de la pièce avec des couleurs ou des formes géométriques. Il n’y a rien de vraiment précis. Une des étapes les plus importantes, selon Dany Lefrançois, c’est les laboratoires. Avant même la création de la marionnette, toute l’équipe va tester des prototypes pour trouver la meilleure façon d’amalgamer le corps avec la marionnette.

La plus grosse contrainte dans la confection de la marionnette, selon Mme Leboeuf-Gagné, c’est qu’elle doit être à la fois légère et solide. « La personne doit être capable de la manipuler pendant deux heures sans difficulté. » C’est pourquoi le choix des matériaux devient un facteur important.

L’autre défi des marionnettistes : confectionner la meilleure marionnette possible selon le budget offert par la compagnie de théâtre et dans l’échéancier donné.

Un milieu difficile

Mylène Lebœuf-Gagné avoue que ce n’est pas un milieu payant. « Ce sont souvent des contrats à cachets et les projets peuvent durer plus d’un an. Quand je calcule mes heures à la fin, il arrive qu’au final je sois payée cinq dollars de l’heure. » Elle ajoute que ça demande beaucoup d’énergie et qu’il faut être un passionné pour exercer ce métier.

« J’aime le travail d’équipe parce que c’est stimulant et j’aime être dans le processus décisionnel. Ce qui est plaisant, c’est qu’avec la marionnette on peut tout faire, on peut tout dire. On peut aller au-delà de ce que l’humain peut faire. »

 

 

 

 

 

 

 

 

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