dimanche , 17 janvier 2021

Crise des opioïdes | Saguenay sur le qui-vive

Même si peu de cas de surdoses de fentanyl ont été relevés à Saguenay, les policiers et les ambulanciers se préparent contre la vague qui frappe durement Montréal depuis cet été et qui pourrait bientôt atteindre la région.

 «On a eu un cas en 2015 de surdose mortelle où il y avait différents stupéfiants, dont du fentanyl», souligne le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier. La police de Saguenay dit néanmoins porter une attention spéciale aux cas de surdoses sur son territoire qui pourraient impliquer du fentanyl, cet opiacé prescrit en pharmacie et 100 fois plus puissant que la morphine.

«On essaie d’être le plus proactifs possible. On se parle beaucoup entre les différents corps policiers pour être prêts à toute éventualité avec le fentanyl.» Pour l’instant, les policiers ne possèdent pas encore la naloxone, l’antidote qui peut neutraliser dans l’immédiat les effets d’une surdose de fentanyl.

Du côté de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ) à Saguenay, les ambulanciers paramédicaux sont formés depuis deux ans afin de faire face à une crise éventuelle des opioïdes dans la région.

«Le fentanyl est l’opioïde le plus dangereux dans la mesure où il peut faire des ravages avec une infime dose», explique le superviseur à la CTAQ-Saguenay, Gerry Simard.

La naloxone fait partie de la trousse de secours des ambulanciers depuis plusieurs années.

Création d’un comité action prévention opioïdes (CAPO)

La semaine dernière, un comité a été mis en place à Saguenay dans le but d’offrir les ressources nécessaires aux intervenants de la région pour lutter contre le phénomène des opioïdes. La Sûreté du Québec, la Sécurité publique de Saguenay, les pharmacies et divers organismes communautaires de la région font partie de ce comité.

«Nous voulons faciliter le contact entre les pharmacies, qui ont été victimes de plusieurs vols d’opioïdes, et notre service de police. De cette manière, on va pouvoir compiler les dossiers criminels plus rapidement», soulève Bruno Cormier.

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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