Projet entre le CPE Picasso de l’île et la résidence Clair de Lune | La rencontre de deux générations

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Des activités qui prônent le développement physique pour tous.
Photo: Courtoisie

Depuis 2016, des spécialistes travaillent sur une cour extérieure intergénérationnelle entre le CPE Picasso de l’île et la résidence Clair de Lune à Alma. Le projet, qui connaît un franc succès, continue de prendre de l’expansion.  

La directrice générale du CPE Picasso de l’île, Diane Duperré a remarqué l’importance des relations intergénérationnelles il y a quelques années. «Chaque jour, une occupante qui habitait la résidence adjacente et une petite fille qui fréquentait ma garderie se parlaient de chaque côté de la clôture. Elles se sont vite liées d’amitié. C’est à ce moment que l’idée s’est mise à germer», raconte Mme Duperré.

La directrice générale souhaitait monter un projet qui unirait ses tout-petits et les habitants de la résidence Clair de Lune. «Je voulais créer une cour commune pour que l’on puisse y faire des activités et y installer des infrastructures», mentionne-t-elle.

Diane Duperré a alors fait appel à des enseignants de l’Université de Sherbrooke, de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et du Cégep de Jonquière afin de mettre sur pied ce programme. «C’est un projet de recherche des professeurs d’éducation à l’enfance pour la partie garderie, d’autres en éducation spécialisée pour s’occuper du volet plus âgé ainsi qu’un chercheur en kinésiologie de l’UQAC qui analyse toujours les mouvements des personnes âgées puisque l’un des objectifs du projet est de les faire bouger», explique le responsable du programme au Cégep de Jonquière, Marc Boucher.

Depuis 2016, plusieurs choses ont été réalisées dans la cour commune. «Un clapier pour accueillir des lapins, un poulailler et des bacs de culture pour le jardinage ont été construits jusqu’à maintenant», explique le professeur d’aménagement et urbanisme au Cégep de Jonquière, Marc Bouchard.

Le projet est loin d’être complété selon Marc Boucher. «Nous sommes maintenant rendus à la phase deux du projet. Puisque les personnes âgées sont comme des enfants en bas âge, elles ont les mêmes limitations de déplacement. C’est pourquoi l’on souhaite intégrer des bosselures dans des sentiers afin de  faire travailler le corps des personnes ainées lorsqu’elles marcheront. Côté végétal, on veut des buissons fruités afin d’apprendre aux enfants d’où provient leur nourriture.»

Une passerelle intérieure qui relierait les deux édifices a également été pensée. «Ça faciliterait les contacts entre les deux générations, et ce, à longueur d’année», affirme M. Boucher.

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