Conservatoire de musique de Saguenay| Les inscriptions connaissent un regain

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Alors qu’il menaçait de fermer ses portes il y a de cela trois ans, le Conservatoire de musique de Saguenay a enregistré son plus haut taux d’inscriptions depuis les dernières années, constate David Ellis, professeur au conservatoire et violoncelliste pour le Quatuor Saguenay. Cette augmentation témoigne bien de l’intérêt grandissant des jeunes concernant la musique classique.
Alors qu’il n’y avait que 52 étudiants pour l’année 2015- 2016, le nombre a maintenant grimpé à 67 pour l’année en cours. En septembre 2014, tout comme quatre autres conservatoires, l’institution saguenéenne était à la veille de la fermeture à cause du déficit structurel qui lui a grandement nui.
L’implication exemplaire des musiciens et des organismes de la région y est pour beaucoup dans cette réussite. David Ellis mentionne, entre autres, les ateliers qu’ils offrent dans les écoles de musique depuis 25 ans maintenant. «Les enfants sont fascinés par les instruments et adorent la musique. C’est important de les y exposer. L’intérêt est présent», raconte-t- il. M. Ellis donne également des cours de violoncelle dans les écoles primaires sur l’heure du diner et constate la passion de certains élèves.
Selon Tania Côté, 23 ans, choriste pour le Chœur de l’Orchestre symphonique du Saguenay et étudiante en chant classique au Conservatoire, le Saguenay n’a rien à envier aux grandes capitales culturelles. La diversité et la pluralité des concerts présentés constituent les forces de la région.
«Les gens croient à tort que la musique classique se meurt, qu’il n’y a que les gens d’un certain âge qui chantent à l’opéra, mais la réalité est tout autre», explique-t-elle. En effet, les auditions sont de plus en plus courues et les artistes de la jeune trentaine rayonnent sur la scène mondiale.
L’étudiante souligne aussi les efforts de la Société d’art lyrique du Royaume pour inclure des artistes de la relève. «Cette année, une choriste de 12 ans s’est jointe au chœur. On est quelques jeunes, quand même», ajoute Tania Côté.
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