Compost : Saguenay refuse les sacs de plastique

De nombreux citoyens de Saguenay sont mécontents de ne pas pouvoir utiliser des sacs de plastique biodégradables, qui sont toutefois disponibles sur les tablettes, dans leur bac de compost.

Sur une publication faite sur Facebook par la Ville de Saguenay mentionnant que les sacs de plastique biodégradables n’étaient pas permis dans le compost, on peut lire plusieurs commentaires de citoyens furieux d’avoir acheté des sacs biodégradables inutilisables. La Ville a cependant répondu que ces sacs peuvent être utiles pour disposer des déchets.  

 

Le président de la Commission de l’environnement de Saguenay, Jimmy Bouchard, explique que les sacs de plastique biodégradables prennent plus de temps à se décomposer que les matières compostables. « On peut se retrouver avec des sacs de plastique qui sont dits compostables, mais qui vont au final se microdégrader, donc on se ramasse avec un paquet de mini particules de plastique dans notre compost, puis évidemment ça affecte la qualité de ce compost-là. C’est pour cette raison qu’à Saguenay, on a pris la décision de refuser tous les sacs de plastique. » 

Un exemple des fameux sacs de plastique compostables qu’on peut trouver en épicerie.

En revanche, celui qui est aussi conseiller municipal du district 1 de l’arrondissement de Jonquière suggère l’utilisation des sacs de papier, ou encore ceux avec une doublure en cellulose, qui peut ressembler à du plastique mais qui est une matière entièrement compostable. M. Bouchard indique d’ailleurs qu’une campagne de communication sera bientôt lancée pour éclairer la population à ce sujet. « On va distribuer, chez les fournisseurs, des affiches d’information sur les sacs qui sont acceptés dans le compost à Saguenay. »  

Bilan 

Jusqu’ici, M. Bouchard est satisfait de la participation des citoyens au compostage. Il indique que le taux de levée est de 35 à 40%, ce qui est cependant plus bas que l’objectif initial, et que les contracteurs ramassent en moyenne 50 tonnes de matières compostables par jour de récolte. « Le taux de levée, on parlait de 50%. On est satisfaits avec ce qu’on a et les gens qui le font, ils le font avec beaucoup de matière. On s’attend à ce que ce tonnage-là diminue au courant de l’hiver, mais pour l’instant, on est super satisfait », indique-t-il.  

 

À propos de Noé Millette-Lamoureux

Avatar photo
C’est dans le but de devenir journaliste sportif que Noé Millette-Lamoureux a quitté sa ville d’origine. Passionné de hockey depuis son tout jeune âge, le Farnhamien est pour son entourage une référence lorsqu’il vient le temps d’en savoir un peu plus sur ce sport. Depuis qu’il est descripteur officiel des Élites de Jonquière, Noé s’est découvert un intérêt pour la description de matchs. Pouvoir commenter les parties de la Ligue nationale de hockey serait pour lui son emploi de rêve. Noé passe beaucoup de son temps libre au bord de l’eau muni de sa fidèle canne à pêche. Ses connaissances dans le domaine de la pêche à la mouche ont d’ailleurs été remarquées par l’équipe de la Rivière-à-Mars qui lui a offert un poste au sein de son organisation. Ayant toujours eu une personnalité curieuse et un intérêt pour l’écriture, la presse écrite est un milieu dans lequel il excelle particulièrement. Peu importe le sujet, Noé saura manier sa plume de manière à rendre le tout vivant et pertinent pour ses lecteurs.

À voir aussi

Un motoneigiste octogénaire revient chez lui saint et sauf

Les policiers de Saguenay ont reçu un appel au 911 samedi après-midi signalant la disparition …