Salles municipales interdites aux organisations politiques | Le PQ veut que le règlement change

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03Le président de l’exécutif du Parti québécois dans la circonscription de Chicoutimi, Normand Letendre, demande à la mairesse de Saguenay de revoir un règlement municipal interdisant la location de salles administrées par la municipalité aux organisations politiques.  

Le règlement adopté par le conseil exécutif de Saguenay en octobre 2006 est jugé «anti-démocratique» par M. Letendre. La mesure a pour effet d’exclure les organisations politiques de certaines des meilleures salles de la ville. Saguenay fait d’ailleurs figure d’exception avec une telle politique. «J’ai appelé les municipalités de Sherbrooke, Laval, Saint-Eustache et Alma et elles n’ont aucune restriction pour les partis politiques, sauf Sherbrooke en période électorale et référendaire», explique-t-il.

Une décision politique 

Selon Normand Letendre, la réglementation est issue d’une décision politique de l’administration de Jean Tremblay qui visait à restreindre l’accès aux salles pour les partis d’opposition. Il pourrait même s’agir d’une manœuvre visant à nuire à la campagne électorale de Mireille Jean qui luttait en 2005 pour la mairie de Saguenay contre Jean Tremblay. Questionnée à ce sujet via son attachée de presse Dominique Savard, l’actuelle députée de Chicoutimi se souvient d’avoir loué une salle municipale une première fois et d’avoir essuyé un refus lorsqu’est venu le temps de réserver de nouveau.

«Une question de principe»

Même si les tarifs des salles privées excèdent souvent le coût de celles appartenant à la municipalité, M. Letendre soutient qu’il est uniquement motivé par ses principes. «C’est une question d’ouverture et de démocratie. Je ne veux pas avoir de restrictions» souligne-t-il, en avançant du même souffle qu’il s’avère également difficile de louer des salles dans les cégeps ou à l’UQAC.

Du côté de l’exécutif du PQ dans Jonquière, on juge la situation beaucoup moins alarmante. «On trouve souvent des salles à très bon prix», soutient le président de l’exécutif Daniel Brassard qui ne voit pas la nécessité de faire de la pression à la mairie.

À l’heure d’écrire ces lignes, le dossier n’avait pas encore été traité à l’exécutif à la mairie de Saguenay.

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