Plus de caméras de surveillance à Jonquière

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La Corporation du centre-ville de Kénogami a aménagé quelques parcs avec des structures de jeux pour la saison estivale. Trois de leurs cinq infrastructures ont été vandalisées. (Photo : Alexya Morin)

Une vague d’actes de vandalisme dans certains secteurs de Jonquière a poussé des résidents et des entreprises à renforcer leur sécurité. « Je sens que les gens sont fragiles lorsqu’ils nous appellent pour obtenir de l’information », confie la directrice générale de Sécuor, Mona Doucet.

La plus récente enquête de NETendances a révélé qu’actuellement près de 15% des adultes québécois possèdent des produits intelligents destinés à la surveillance et au contrôle des foyers, comme des systèmes de caméra. Un appareil qui risque de prendre de l’importance au cours des prochaines années, puisqu’il devient davantage accessible et facile d’utilisation pour le grand public.  

Le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, a remarqué que de plus en plus de personnes dans la région s’équipent de caméras, un phénomène qui aide grandement les policiers à résoudre des crimes. Même qu’à de rares occasions, ce sont les citoyens, eux-mêmes qui les contactent parce qu’ils possèdent des preuves. « Dernièrement, les employés d’un édifice public situé de l’autre côté d’une rue où s’est produit une introduction par effraction nous ont contacté, parce qu’ils avaient des images qui pouvaient nous aider à élucider un vol », raconte le policier.  

Depuis la fin de l’été, les gestes de vandalisme se sont multipliés dans l’arrondissement de Jonquière. M. Cormier a reconnu qu’il y a eu plusieurs situations de vandalisme, notamment dans le quartier Saint-Georges où des véhicules et des résidences ont été saccagés avec de la peinture en aérosol et des roches. Cependant, selon lui, les chiffres semblent plutôt stables en comparaison aux années antérieures. 

En raison de ces événements, le directeur général de Corporation du centre-ville de Kénogami, Guillaume Beaulac, songe à accroître la surveillance autour de leurs structures, et même de ne plus les exposer dans des espaces publics. « J’ai trouvé ça très désolant, confie-t-il. Lorsqu’on voit que nos infrastructures sont vandalisées ou volées, on devient plus réticent à investir de l’argent. » 

D’après M. Beaulac, le meilleur moyen de lutter contre le vandalisme est d’entretenir le sentiment d’appartenance des citoyens envers leur ville. « Plus les gens apprécient quelque chose, plus ils y font attention. Rendre les gens fiers de leur secteur permet de réduire les actes de vandalisme », affirme ce dernier.   

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