La robotisation de la restauration

Le robot serveur est arrivé mi-avril dans le restaurant Aki Sushi de Chicoutimi pour soulager les autres serveurs. (Photo: courtoisie)

Le robot serveur du restaurant Aki Sushi a fait parler de lui. Une nouveauté qui attire les clients et les employés. Pour l’instant, le robot est utilisé en tant que complément à la main-d’œuvre, mais pourrait prendre de plus en plus de place à l’avenir.

À la mi-mars, le restaurant Aki Sushi de Chicoutimi a reçu un nouvel employé robotisé. « On est la cinquième franchise à avoir ce robot », explique le gérant du restaurant Aki Sushi de Chicoutimi, Olivier Fortin. Selon le gérant, le robot japonais est arrivé dans le restaurant à cause du manque de main-d’œuvre dans ce milieu.

Forcément, c’est une belle action marketing (mise en marché). « C’est intriguant et nouveau dans la région », explique Olivier Fortin. La restauration rapide est plus apte à avoir ce genre de machine pour servir les clients, car ce sont souvent des services à la chaîne. « C’est cohérent par rapport au type de restaurant, Si ça avait été un restaurant gastronomique ça n’aurait pas été pareil », affirme la professeure en marketing à l’UQAC, Myriam Ertz.

Le futur ?

« Il y a deux côtés stratégiques à cet achat, premièrement économique, le robot revient moins cher qu’un employé. Deuxièmement, ça apporte de la nouveauté », explique Myriam Ertz. Le restaurant qui était en manque d’employés vient d’embaucher de nouvelles personnes et le robot servira à éviter les allers-retours en salle. « Le robot ne va pas remplacer des humains, c’est surtout dû au manque de main-d’œuvre », continue Olivier Fortin.

« Pour l’instant, c’est nouveau et attirant, mais ça va probablement se normaliser. Je suppose que des entreprises comme McDonald ont un plan pour ce genre de projet », imagine la professeure en marketing. En revanche, elle soutient que les robots ne prendront pas la place liée au contact, comme le service et la prise de commande.

Selon Myriam Ertz, on avance vers ce genre de robotisation, par exemple avec les caisses automatiques dans les magasins ou les véhicules sans conducteur pour la livraison. « Il suffit de faire un parallèle avec les banques pour le constater, la plupart des activités sont automatisées, maintenant ça arrive dans les magasins et les restaurants », conclut-elle.

À propos de Marius Fagot

Marius Fagot vient d’un petit village de France situé à côté de Reims. Dernier enfant d’une fratrie de quatre, il est parti de chez lui à 17 ans, plein d’ambition, pour rejoindre le froid nordique. Marius est né curieux, intéressé et n’a jamais cessé de poser des questions à toutes personnes qu’il croisait, il est passionné de politique internationale, d’économie, mais aussi de sujets plus précis comme la lecture, l’horlogerie ou le sport électronique. Cet apprenti journaliste souhaite s’instruire tous les jours tout en partageant les informations qu’il a obtenues puisqu’il pense, tout comme Léon Tolstoï, que « la vérité doit s’imposer sans violence ». C’est dans cette quête de vérité et de partage que Marius a choisi le journalisme et que toute sa vie s’est tournée vers ce métier qui le passionne tant, notamment en travaillant pendant trois ans en tant qu’animateur radio lorsqu’il était en France puis désormais en Art et technologie des médias (ATM) au Cégep de Jonquière.

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