Tylenol et autisme: des pharmaciens s’attendent à des questions

Des pharmaciens du Saguenay s’attendent à recevoir plus de questions sur le Tylenol en lien avec la prise de parole de Donald Trump accusant le médicament d’augmenter les risques d’autisme.

L’acétaminophène est l’ingrédient actif du Tylenol qui contrôle la douleur et réduit la fièvre.
(Photo : Lyra Larouche)
Lors de la conférence de presse sur l’autisme du 22 septembre, Donald Trump et le secrétaire à la Santé et aux Services sociaux, Robert F. Kennedy Jr., ont blâmé l’acétaminophène comme responsable de la hausse des cas d’autisme aux États-Unis dans les dernières décennies, sans aucune preuve concrète.
En 2021, une publication similaire diffusée dans la revue Nature Reviews Endocrinology défendait la théorie que le Tylenol n’est pas sécuritaire. Dernièrement, la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) a démenti cette idée.
Selon la pharmacienne en milieu hospitalier, Amélie Gauthier-Gravel, « une fièvre non-traitée en grossesse est plus dangereuse que de prendre du Tylenol ».
Mme Gauthier-Gravel soutient que les autres options pour soigner la fièvre comme les anti-inflammatoires ibuprofènes ne sont pas « des choix de premier recours à tous les trimestres de grossesse ».
Quant à elle, la pharmacienne du Familiprix de Saint-Ambroise, Julie Rivard, explique qu’une situation similaire a déjà eu lieu lors de la COVID-19 et elle s’attend à des impacts assez ressemblants. Selon elle, « des gens qui s’appelaient scientifiques » ont allégué que l’Advil était problématique alors que rien n’avait été prouvé scientifiquement. Certains clients ont donc eu des questions sur le médicament. Plus tard, l’efficacité de l’Advil dans un contexte de douleurs ou de fièvre a été prouvée.
Elle s’attend à un dénouement semblable pour le Tylenol au Québec. « Cela va arriver qu’une femme enceinte va faire de la fièvre et elle va se poser des questions […] parce qu’elle va avoir vu passer cela et cela va lui avoir sonner une cloche », prédit-elle.






