Une société sans stéréotypes, priorité à l’éducation

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D’après une étude québécoise de 2017 sur les stéréotypes sexuels et rapports égalitaires entre filles et garçons, 37 % des parents sont d’avis que la présence de stéréotypes sexuels influence les intérêts et choix de métier de leurs enfants. Image libre de droits, Nataliya Vaitkevich.

D’après une étude québécoise de 2017 sur les stéréotypes sexuels et rapports égalitaires entre filles et garçons, 37 % des parents sont d’avis que la présence de stéréotypes sexuels influence les intérêts et choix de métier de leurs enfants. Image libre de droits, Nataliya Vaitkevich.

Permettre à chaque enfant de s’épanouir librement sans être limité par des attentes de genre, une nouvelle vision de la parentalité.

Des études menées par la société canadienne de pédiatrie et des recherches universitaires promeuvent une égalité entre les genres dans l’éducation. Des initiatives gouvernementales comme la Boîte à outils SansStéréotypes permettent aux parents de se renseigner sur l’importance de celle-ci.


Définitions

Selon le gouvernement du Québec, l’éducation sans stéréotypes signifie que tous les enfants, qu’ils soient garçons ou filles, doivent avoir les mêmes opportunités. Cela implique qu’ils peuvent explorer leurs intérêts sans être limités par des attentes liées à leur sexe. Cette approche vise à valoriser la diversité et à réduire les stéréotypes de genre dès le plus jeune âge.

Dans l’article gouvernemental chapeauté par le Secrétariat de la condition féminine, il est question d’une éducation riche en solutions. Renforcement de la confiance en soi, acceptation de son corps, les bienfaits seraient nombreux. En leur offrant la liberté d’explorer différents centres d’intérêt, les enfants pourraient s’épanouir personnellement et développeraient des compétences variées.


Des obstacles à une mise en œuvre complète

La docteure en service social, professeure et chercheuse a l’UQAC, Éve Pouliot émet des réserves sur l’acceptation sociale de cette éducation non genrée. En tant que société nous ne sommes parfois pas conscients des stéréotypes véhiculés par nos propres gestes. « C’est une chose de dire “je laisse mes enfants choisir”, mais on oriente souvent ces choix. Ce n’est pas facile de ne pas teinter du tout des enfants. Cela dit, il n’y a pas que les parents, mais tout un environnement », explique la chercheuse.

Il faut selon elle rester optimiste, depuis un certain temps, l’équité, la diversité et l’inclusion se placent au centre des jeunes idées. Avec son initiative, le gouvernement du Québec propose une vision de l’éducation très officielle et lui donne un aspect normatif comme pour suivre cette tendance ouverte aux idées neuve. Pourtant, la réalité est tout autre. « Il y a des règles qui sont là pour diriger des politiques, mais ce n’est pas tout le temps concrètement incarné. Comme tout changement ça prend beaucoup de temps. On a beau changer des politiques, des lois, les changements sociaux ça passe tout le temps par la base. Les lois et politiques sont toujours à la remorque des mentalités. C’est en train de se faire, mais il reste encore beaucoup à accomplir pour y arriver. »


Vers une réalité inclusive ?

Selon le gouvernement du Québec, l’éducation sans stéréotype à des avantages clairs et contribuerait à la création d’une société plus égalitaire.

D’un point de vue de la recherche, cette nouvelle vision reste encore trop complexe à appliquer pleinement, puisque la société est un environnement qui cultive énormément de stéréotypes. Le développement d’une telle éducation se poursuit et des outils d’accompagnements pourraient à l’avenir accompagner les familles intéressées.

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