Retour aux sources pour le directeur artistique du film La place

Ludovic Dufresne s’est entretenu avec des étudiants d’ATM avant la présentation de son film La place. (Photo : Aglaé Delisle)
De retour à Jonquière, le directeur artistique Ludovic Dufresne défend l’audace dans le cinéma. L’ancien étudiant en Art et technologie des médias, est revenu sur les lieux de ses études lundi dernier. « C’est un peu une fête des souvenirs », exprime le jeune concepteur visuel qui a présenté le film La place.
Les élèves en cinéma ont pu comprendre l’univers cinématographique derrière le film qui défend l’audace dans le cinéma. Un projet atypique qui offre une proposition d’un cinéma hors des sentiers battus.
La mise en scène d’un film hors du commun
À titre d’invité d’honneur, il fait découvrir aux étudiants le film réalisé par Louis Godbout, mettant en scène un couple qui se dispute pour une place de stationnement une situation bien banale. Cependant le spectateur sera vite plongé dans un univers complexe, où il perd ses repères car le réalisateur joue avec la psychologie et le besoin de reconnaissance. Entre la nostalgie de ses débuts et une réflexion sur l’industrie, le créateur livre une justification de la pertinence et de l’importance de l’émergence d’œuvres plus audacieuses qu’il qualifie de « champs de gauche » au Québec. « Je pense que ça fait du bien et le public est là pour recevoir », a déclaré M. Dufresne.

La place pris l’affiche dans les cinéma de la province le 28 août 2026. (Photo : Film du Québec)
Du détail à la profondeur
Pour ce long-métrage en collaboration avec Louis Godbout, un réalisateur et ex professeur de philosophie que Ludovic Dufresne qualifie « d’hyper cultivé », et « très cérébral » le directeur artistique a fait face à un travail et à un défi stimulant. Ce qu’il lui a permis d’être créatif tout en conservant un canevas bien construit. « J’espère qu’on va voir les petits indices […] et essayer de voir plusieurs couches de signification », confie-t-il, soulignant la minutie apportée à chaque détail visuel.
De l’évolution dans l’univers du cinéma Québécois
Au-delà du film La place, Ludovic Dufresne observe depuis quelques années une transformation stimulante dans le paysage du cinéma québécois, marqué par une sensibilité des institutions pour des oeuvres plus atypiques et marginales.
Pour l’avenir du film La place, le concepteur souhaite avant tout que l’œuvre se dépose dans l’esprit des spectateurs, invitant chacun à s’extirper du quotidien pour plonger dans des réflexions universelles.
Le jeune homme a fait don d’une petite primeur, il est présent dans la conception de la deuxième saison de Je te tiens sur la plateforme Crave.






