Victime d’un étouffement | Son époux lui sauve la vie

Lorsque Carol Bouchard a suivi sa formation RCR, il y a un an et demi, il était loin de se douter qu’il allait sauver la vie de sa femme. Le 24 septembre, Johanne Gagné a évité la mort lorsque Carol a désobstrué ses voies respiratoires bloquées par une bouchée de viande. Un cours de RCR a changé leur vie.

«Je ne respirais plus, je me suis dit que c’était la fin! se remémore Johanne. Je gesticulais pour avoir de l’aide.» C’est son partenaire des 38 dernières années qui lui a finalement sauvé la vie en effectuant la manoeuvre de Heimlich, une compression du thorax qui permet d’expulser les morceaux de nourriture logés dans les voies respiratoires. «Ma réaction a été instantanée, je n’ai pas hésité une seconde», affirme Carol alors que sa femme le regarde tendrement.

L’évènement, qui n’a duré qu’une quarantaine de secondes, a marqué le couple. Johanne en a même fait des cauchemars. «Après l’évènement, on pense aux petits-enfants et à celui à venir au mois de mai», mentionne le Baie-riverain, l’air grave. Les jours suivant le drame, les conjoints en ont parlé à leur entourage et à leurs collègues. Leur objectif: faire prendre conscience que ce genre de mésaventure n’arrive pas qu’aux autres.

Le cours de RCR, bien qu’il puisse en rebuter plusieurs, a fait ses preuves. En effet, selon une étude nationale américaine de 2013, 95 % des décès par étouffement ont lieu au domicile, d’où l’importance de former les simples citoyens à réagir lors de ce genre d’évènement. «Quand j’ai suivi ma formation, dans le cadre du travail, j’y suis allé à reculons, admet M. Bouchard, électricien de formation. Par contre, lors du renouvellement, j’irai avec le sourire.»

Malgré sa prise de décision rapide lors de l’étouffement de sa femme, Carol affirme qu’il aurait pu réagir de manière encore plus adéquate. «J’aurais dû demander à mon frère, qui était présent, d’appeler le 911 pendant que j’effectuais la manoeuvre de Heimlich, au cas où ça n’avait pas fonctionné.» Johanne balaie cette affirmation de la main, tout simplement soulagée et recon-naissante d’être en vie pour témoigner de sa mésaventure.

Les époux posent dans leur cuisine, où Johanne Gagné a vu la mort de près

À propos de Juliette Lefebvre

Si vous cherchez Juliette, ne regardez pas chez elle dans les Cantons-de-l’Est. Vous avez plus de chances de la trouver dans le rayon voyage d’une librairie, sur le chemin de son prochain roadtrip ou la tête dans les nuages en planifiant son prochain périple. Son amour inconditionnel pour le français et son intérêt pour l’actualité internationale l’ont menée à Jonquière, où elle ne cesse d’étonner son entourage avec des expressions loufoques sorties d’un autre temps. Elle ponctue ses anecdotes de ces expressions tout à fait charmantes (selon elle) ou absolument horribles (selon ses amis). Dans quelques années, nul ne sait où elle vivra, ni quel métier elle exercera. Toutefois, il est certain qu’elle aura ajouté quelques étampes à son passeport et qu’elle décriera toujours aussi férocement l’utilisation du verbe « assir ».

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