Dépression saisonnière | Un phénomène répandu

Avec le récent changement d’heure et la perte de luminosité hâtive, la période de dépression saisonnière est bel et bien arrivée. Selon le Centre de prévention du suicide du Saguenay–Lac-Saint-Jean, 18 % des Canadiens vivent à chaque début d’hiver cette déprime qui a des impacts directs sur l’humeur, le sommeil et l’appétit.

 L’agent de recherche et développement au centre de prévention, Carol Gravel, affirme que plusieurs symptômes du trouble affectif saisonnier – soit une diminution de l’intérêt et du plaisir ainsi qu’un sentiment de dévalorisation – sont semblables à ceux de la dépression majeure.

«À l’hiver, la quantité de lumière à l’extérieur peut n’atteindre que 2 000 lux (unité de mesure de la luminosité) comparativement à plus de 100 000 lux un jour d’été ensoleillé, explique-t-il. Chez certaines personnes, le manque de lumière affecte suffisamment la régulation de l’horloge biologique interne et la production d’hormones pour causer une dépression.»

La psychologue du Cégep de Jonquière, Julie Bouchard, s’est d’ailleurs penchée sur la question de la dépression saisonnière. «J’ai consulté récemment des psychologues des réseaux privés et publics et nous avons tous remarqué que la dépression saisonnière est devenue un phénomène répandu au Québec.»

Mme Bouchard remarque une augmentation des cas de déprime et de perte de motivation chez les étudiants du collégial dès le début du mois de novembre. «L’anxiété est souvent le premier trouble qui touche nos étudiants et l’arrivée des mois de novembre et de décembre accentue souvent ces problèmes d’anxiété», constate la psychologue.

Les solutions

Selon elle, il existe plusieurs solutions afin de lutter contre la dépression saisonnière, dont la luminothérapie. «C’est, en effet, un moyen qui est efficace en cette période de noirceur. Toutefois, je prioriserais avant tout une alimentation saine et une pratique régulière d’activité physique. Dans tous les cas, il faut mettre un peu d’essence dans le réservoir!»

Elle suggère de consulter un professionnel si les symptômes d’une dépression saisonnière viennent à affecter le quotidien de l’individu, tout en rappelant de porter un regard attentif aux gens autour de nous qui pourraient avoir subi un changement d’humeur dernièrement.

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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