dimanche , 17 janvier 2021

Construction d’un nouvel aréna | Le monde culturel ambivalent

La présidente de l’Association professionnelle des écrivains du Saguenay (APES), Marjolaine Bouchard, remet en question la nécessité d’un nouvel endroit dédié au sport à Saguenay.

«Revitaliser le centre-ville est nécessaire, mais est-ce qu’il y a réellement un besoin pour un autre aréna?», soulève l’auteure. Selon Mme Bouchard, l’absence d’une plus grande salle de spectacle est un obstacle pour la vie culturelle régionale. Le festival REGARD a d’ailleurs dû refuser plusieurs personnes lors des multiples représentations parce que les salles étaient combles.

«Le Théâtre Banque Nationale a environ 800 places, ce n’est pas beaucoup et c’est pourtant une de nos plus grandes salles! Pour une ville parmi les 10 plus grandes au Québec, on n’a pas beaucoup d’infrastructure pour accueillir de grosses productions», remarque Mme Bouchard. Le besoin d’un grand théâtre se fait particulièrement sentir, selon Mme Bouchard, lorsque vient le temps d’accueillir des productions comme un grand orchestre. «Pour l’instant, on peut à peine faire entrer tous les musiciens sur scène», déplore la présidente.

Marjolaine Bouchard pense que la population doit voir la culture comme un investissement pour le futur. «La culture est importante. C’est aussi important d’en faire l’éducation dès l’âge primaire.»

D’autres intervenants du milieu culturel ont des positions plus nuancées. Le coordonnateur régional de Télé-Québec, Jocelyn Robert, croit que la situation doit être analysée avant de prendre une décision. «On doit choisir un projet qui va avantager le monde du sport et le monde culturel.»

Le représentant de Patrimoine Saint-Édouard qui milite pour une nouvelle bibliothèque à La Baie, Martin St-Pierre, est d’un avis similaire. «C’est un besoin qui est réel, et auquel on devra répondre prochainement, mais le tout dans un équilibre.»

À propos de Andréane Vallée

Native du Lac-Saint-Jean, Andréane Vallée est une jeune femme passionnée par le monde entier. Elle a étudié à l’école secondaire Camille-Lavoie dans le programme d’éducation internationale (PEI). C’est d’ailleurs une journée découverte avec cette école qui lui a permis d’enfiler l’instant d’une journée l’habit d’un journaliste. Depuis son plan était clair, elle devait étudier à Jonquière à tout prix. Toutefois sa curiosité et la vie l’ont menée ailleurs, plus précisément à Sydney, en Australie. Après un an à l’étranger et la tête remplie de rêves, elle revient en 2015 pour étudier en Art et technologie des médias. Des intérêts variés et l’envie de tout savoir, de tout connaître, voilà qui décrit très bien Andréane. Nous verrons où la vie la mènera.

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