dimanche , 15 septembre 2019
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Escalade de glace

Les mordus en mode préparation

Tom Canac souligne l’importance de bien se connaître pour faire de l’escalade de glace.
Photo: Charles Munger

Si les premières neiges en dépriment certains, elles ne font qu’accroître l’impatience des grimpeurs de glace, qui devront cependant attendre les gels prolongés afin de se hisser sur le haut des parois.

Grimpeur de glace, Charles Munger a appris les rudiments de ce sport d’hiver avec ses amis il y a 20 ans. Aujourd’hui, des formations sont données par la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade (FQME), mais aussi par le Club de montagne du Saguenay (CMS). «Le CMS offre des initiations d’escalade de glace deux à trois fois dans l’année. Les initiations se déroulent souvent au Cap Saint-François, car les parois de glace sont facilement accessibles. Il s’agit d’une cascade urbaine située près du pont Dubuc, à Chicoutimi-Nord.»

Pour lui, c’est le côté baroudeur qui lui plait particulièrement. «Ce sport s’accompagne de randonnées en raquettes, il y a un côté aventurier. On a l’impression de mener une expédition !»
L’escalade extérieure qui se pratique en toutes saisons reste cependant marginale. «Le nombre d’adeptes stagne, mais tranquillement pas vite les personnes viennent essayer et deviennent accros», constate M. Munger. Pour sa part, le grimpeur Tom Canac estime que cette sousdiscipline de l’escalade va profiter de la rentrée de ce sport aux Jeux olympiques de 2020 pour voir son nombre d’adeptes augmenter.

Photo: Charles Munger

L’escalade de glace comporte des risques et nécessite une pratique intelligente afin de rendre les aléas gérables. Selon le site Internet de la FQME, il faut surveiller la courbe de température, un élément essentiel qui, à défaut de garantir la solidité, donne de très bonnes indications sur l’état de la glace.

Après avoir vérifié la météo, il faut s’habiller en fonction des conditions tout en portant des vêtements légers, chauds et hydrofuges. Pour finir, M. Munger insiste sur la vérification de l’état du matériel: crampons, baudriers, bottes, piolets, mousquetons, cordes hydrofuges, dégaines, etc.

Quant à M. Canac, il souligne l’importance du mental. «Être confortable dans des situations parfois précaires demande une très bonne gestion de soi et une connaissance irréprochable de ses limites.»

Selon Charles Munger, les périodes les plus difficiles sont celles pendant les grands froids et les grands vents lors des mois de janvier et février. La glace durcit en dessous de -15 C, le placement du piolet est alors plus dur. Contrairement au mois de mars où, «la glace est plus pure, c’est le plus beau mois pour grimper», confie le grimpeur.

À propos de Fanny Mattias

« Photographier c’est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu’elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d’art ». Cette citation du chercheur, médecin et photographe, Pierre Movila décrit bien la passion de Fanny pour la photographie Curieuse et voyageuse accompagnée de son fidèle appareil photo, cette fille est originaire d’une petite île située dans le Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie. Elle a été photographe du Championnat du monde junior d’escalade (WYCH) en 2014, des Océanias d’escalade du Pacifique en 2012. Dernièrement, elle a travaillé pendant trois semaines dans le quotidien écrit de son île. Fanny s’intéresse à l’histoire, à l’art et aux potins. Mais elle a également des tendances sportives comme la natation, la plongée, l’escalade, les activités plein air et le gym. Ouverte d’esprit, elle est toujours à l’écoute des gens et aime parler de nombreux sujets pour continuellement apprendre. Elle souhaite étudier à l’université soit en kinésiologie, en développement durable ou psychologie. Par la suite, elle aimerait obtenir sa résidence permanente du Canada.

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