dimanche , 16 décembre 2018
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Les limites de la provocation

La provocation c’est bien, mais il y a une limite à respecter. En enfonçant dans sa gorge le Félix qu’il venait tout juste de remporter au dernier gala de l’ADISQ, Hubert Lenoir a franchi cette limite.

La jeunesse a complètement volé la vedette au dernier gala de l’ADISQ et ce vent de renouveau fait du bien. On peut sentir la qualité de l’écriture et les mots sont recherchés. Ce n’est pas vraiment le contenu de la chanson qui dérange en ce moment mais bien le contenant, c’est-à-dire les chanteurs.

En 2018, l’habillement est un détail pour les gens. Évidemment, certaines personnes sont offusquées de voir des artistes aller à un gala en chandail mais au fond ce n’est pas si grave. L’habit ne fait pas le moine comme le dit le proverbe. Freddie Mercury et David Bowie n’avaient pas les tenus les plus classiques, mais ils faisaient preuve de respect malgré leur style inhabituel.

Ce qui attire plus l’attention est le message qui est envoyé par les jeunes artistes comme Hubert Lenoir. Il vient de remporter cinq prix mais s’en balance et met sa récompense dans sa gorge devant des milliers de personnes. Cet événement était de trop. Le Québec vient de voter pour toi et tout ce que tu dis pour les remerciés est : «vous êtes wack en estie» ?

Ce qui est bizarre, c’est qu’Hubert Lenoir ne se soucie pas de ses agissements et veut seulement entendre parler de lui. Il a réussi à faire plus jaser de lui que l’hommage d’Harmonium qui était extraordinaire. Il devrait peut-être s’inspirer de ce groupe qui a révolutionné la musique au Québec puisque ces musiciens n’ont jamais fait de frasques pareilles. Pourtant, ils ont changé les Québécois de manière positive et ont fait de leur musique un message.

Ce n’est pas la première fois que le gala de l’ADISQ est le théâtre d’une controverse. En 2004, Guy A Lepage avait tiré le trophée de Richard Desjardins qui n’était pas présent. À cette occasion également, la musique avait été occultée par un geste déplacé.

 

 

 

 

 

 

À propos de Nicolas Jean

Dès son plus jeune âge, Nicolas Jean s’amusait dans le sous-sol de ses parents en jouant au hockey. Après les nombreux tirs dans les murs causant des trous, il se faisait lui-même ses propres entrevues observant de haut les Pierre Houde et Luc Gélinas de ce monde. Il était très envisageable pour lui de devenir journaliste déjà à huit ans. Originaire de Chicoutimi, « le natif » comme le surnomme ses collègues atémiens, est une personne très disciplinée qui sort souvent de sa zone de confort. Malgré les échecs, il reste positif et déterminé. Même si Nicolas aime écouter les autres, il aime encore plus débattre avec ceux-ci peu importe le sujet qui le touche de près ou de loin. Il adore plus particulièrement avoir raison même s’il sait qu’il a tort. Peu importe la température, il fredonnera des chansons variant des Bee Gees à Migos. Son amour pour les statistiques le rend attachant même s’il étire la sauce parfois. Il peut paraitre bizarre avec ses danses quand vous le voyez dans le couloir, mais comme on dit : il ne faut pas se fier à la couverture d’un livre !

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