mercredi , 1 décembre 2021

L’environnement s’invite au Salon des métiers d’art

Récupération de tissu et de fourrure, fabrication de produits zéro déchet et pièces conçues en petite quantité par souci de réduction du gaspillage… C’est un grand nombre de compagnies qui ont incorporé, cette année, des démarches écologiques dans la conception de leurs produits en exposition lors de la 41e édition du Salon des métiers d’art du Saguenay.

Selon Florence de Walque, les nouveaux entrepreneurs du milieu sont déjà très sensibilisés sur les enjeux environnementaux.

Maxime Drolet

 Parmi les compagnies qui ont mis à l’avant des pratiques environnementales lors de leur passage au hangar de la Zone portuaire de Chicoutimi, on retrouve la coopérative zéro déchet Minuit moins cinq.

L’entreprise située à L’Anse-Saint-Jean propose plusieurs produits allant des vêtements et des accessoires de cheveux jusqu’aux sacs à collation. Le tout en utilisant seulement des tissus recyclés. « Notre coopérative fait de la récupération de textiles. Si les vêtements sont encore beaux, on les place dans notre friperie et ce qui ne passe pas le test est transformé en produit pour la boutique », explique une employée, Florence de Walque.

De plus, un grand nombre de leurs produits comme les sacs de collations et les cotons démaquillants réutilisables sont conçus afin d’instaurer des habitudes écoresponsables chez les clients.

Les amateurs de yoga ont aussi eu la chance de trouver leur compte lors de leurs visites. L’atelier Husereau proposait, pour l’occasion, des coussins faits à la main à partir de tissus recyclés. Pour la propriétaire, Martine Husereau, jumeler l’environnement, la beauté et le côté pratique, c’est possible. « Si je peux fabriquer des produits utiles, beaux, multi-usages et redonner une deuxième vie aux tissus, je ne vois pas pourquoi je le ne ferais pas. »

Si l’entreprise du Bas-Saguenay dépend des dons de la population, l’atelier Husereau s’approvisionne, pour sa part, directement chez les entreprises de vêtements et de textiles de la région.

Les manteaux de fourrure ont aussi eu droit à une deuxième vie lors du Salon des métiers d’art. Confection Imagine présentait, pour l’occasion, une collection de sacs à main fait en fourrure et en cuir qui marie élégance et environnement. Ce dernier enjeu a toujours été une priorité pour la copropriétaire, Louise Simard. « Ça me permet de rendre hommage aux animaux et de passer un message environnemental. »

Selon Mme Simard, de plus en plus d’entreprises du milieu artistique adhèrent à des pratiquesécoresponsables. Pour la jeune employée de la coopérative Minuit moins cinq, Florence de Walque « c’est bien plus qu’une nouvelle tendance, c’est surtout une prise de conscience ».

À propos de Maxime Drolet

Maxime Drolet est une jeune femme de 19 ans originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Elle a fait ses études secondaires dans le Programme d’étude international (PEI) avant de continuer sa formation en Art et technologie des médias (ATM). Elle est très dynamique, impliquée et adore relever des défis autant physiques qu’intellectuels. Passionnée de sport, elle en pratique plusieurs et forme la relève en tant qu’entraîneuse de volleyball et de course à pied. Si elle n’est pas sur la piste ou en cours, vous la trouverez sûrement la tête dans un livre ou dans les nuages sur le haut d’une montagne. Elle rêve de travailler dans le domaine des communications depuis sa plus tendre enfance.

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