Soirée de contes autochtones : petits et grands charmés

Soirée réussie, jeudi à la bibliothèque de Chicoutimi alors que deux conteurs de Mashteuiatsh ont raconté plusieurs contes autochtones traditionnels, mais aussi certains qui provenaient de leur imaginaire.

Plus d’une vingtaine d’adultes et d’enfants ont assisté à cette collaboration entre la bibliothèque de Chicoutimi et l’organisme Kamishkak’Arts, membre du regroupement du conte du Québec dont l’objectif est de sortir les artistes autochtones de leur isolement.

« Le but c’est un peu de partager la culture autochtone avec les gens de la région, on est très fiers de cette collaboration », commence la conteuse et présidente de Kamishkak’Arts, Tania Jourdain. « Je pense que les gens veulent en savoir plus sur nous, sur notre culture, donc c’est important en même temps de bien les informer », poursuit-elle.

Les conteurs de Mashteuiatsh, Pierre Larouche et Tania Jourdain, étaient très fiers de pouvoir transmettre et partager leurs contes. Photo : Katya D’Amour

L’évènement s’est déroulé dans une ambiance intime et conviviale. Les enfants pouvaient même écouter les histoires par terre dans des cerceaux. Marionnettes et tambour accompagnaient les récits sous les yeux ébahis des familles et des spectateurs.

La vingtaine de spectateurs était principalement composée de parents et d’enfants. Photo : Katya D’Amour

Je suis très heureux. On était un peu timides parce que c’est tout nouveau, mais j’étais ravi de voir les gens, même les enfants ont participé. C’est incroyable, je n’en reviens pas! », s’exclame le conteur Pierre Larouche.

 

Il croit d’ailleurs qu’il est important d’inculquer leur culture dès le plus jeune âge, puisque « parfois, les yeux d’un enfant vont se refléter dans ceux de leurs parents. »

Les deux conteurs ont également profité de l’évènement pour apprendre des mots innus au public et pour raconter certaines tranches de leur vie. Deux enfants tirés au sort ont aussi reçu des porte-clés artisanaux en forme de tente et de corbeau pour clôturer la soirée.

La médiatrice en bibliothèque, Julie Boulianne, a affirmé que d’autres évènements en lien avec la culture autochtones dont d’autres soirées de contes pourraient très probablement avoir lieu dès cet hiver.

À propos de Katya D'amour

Katya D’Amour a grandi à Arvida au Saguenay. Toujours un crayon à la main et un ballon de soccer au pied, elle a voulu jumeler ses deux passions en étudiant en Art et technologie des médias (ATM) pour devenir journaliste sportive. Lors de ses deux premières années de technique, elle a appris à développer d’autres champs d’intérêt comme la culture, l’économie, les faits divers et la politique. Souvent perçue comme une « force tranquille », la jeune femme de 19 ans se démarque par son éthique de travail. Très organisée et exigeante envers elle, Katya est constamment guidée par ses objectifs et ne craint pas de viser haut. En ce qui concerne son choix de carrière, elle préfère se laisser toutes les portes ouvertes en attendant de saisir les opportunités qui s’offriront à elle!

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