Fraudes | Quand les aînés ne sont plus à l’abri

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La maltraitance financière est au premier rang des types d’abus envers les aînés. C’est ce qu’a confié le policier de la Sécurité publique de Saguenay et préventionniste Bernard Moreau lors de la conférence «Aider les aînés à déjouer les fraudeurs», mardi.

La conférence organisée par le programme «Aîné-avisé» visait à faire de la prévention et à présenter les ressources disponibles contre la fraude et la maltraitance des aînés. Ce programme a été créé par la Fédération de l’Âge d’Or du Québec (FADOQ), la Sûreté du Québec et le CSSS Cavendish en réaction à l’augmentation des cas d’abus déclarés et le vieillissement de la population.

M. Moreau a annoncé que c’est le plus souvent la famille des aînés qui profite de ceux-ci, au grand étonnement de la trentaine de personnes présentes.

M. Moreau rappelle qu’en cas de doute de fraudes, il vaut mieux avertir les autorités.

«C’est difficile de s’avouer qu’on est fraudé par un de nos proches. Dans ces cas plus délicats, les aînés ont tendance à ne pas dénoncer pour ne pas nuire à une personne qu’ils aiment. Il faut comprendre qu’il y d’autres alternatives», explique l’intervenante au Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC) Laurie Boulanger. Elle invite entre autres ces personnes à contacter des organismes comme Abus Aînés.

Lors de la conférence qui se déroulait sous forme de discussion animée, la coordonnatrice du FADOQ, Renée Robert, a présenté une série de capsules vidéo afin de sensibiliser l’assistance aux techniques de fraudes les plus utilisées. Que ce soit par téléphone, Internet ou porte-à-porte, celle-ci présentait les solutions face à ces escroqueries.

«Le plus important est de dénoncer rapidement dès qu’on est témoin ou victime d’une fraude. Il n’y a pas de honte à avoir, ce sont des professionnels, n’importe qui peut en être victime», a conclu Mme Robert.

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