Économie collaborative | Un virage à 180 degrés s’impose selon Guillaume Lavoie

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Selon l’expert en politiques publiques et Jonquiérois d’origine, Guillaume Lavoie, adopter l’économie collaborative au nécessite un virage idéologique à 180 degrés pour les Québécois, ce à quoi il tentera de participer du mieux qu’il peut.  

Celui qui a été conseiller municipal à Montréal et qui enseigne à l’École nationale d’administration a été approché par la vice-première ministre et ministre de l’Économie, Dominique Anglade, pour faire partie d’un groupe de travail qui devra réfléchir sur le sujet.

Il est accompagné dans ce groupe par la PDG de la Chambre des commerces de l’Est de Montréal, Christine Fréchette, et la professeure spécialisée en responsabilité sociale des entreprises à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval, Nolywé Delannon. Ensemble, ils devront publier un rapport public en mai prochain.

L’objectif principal de ce comité, présidé par M. Lavoie, sera de formuler des recommandations, sur le plan fiscal et des lois. Elles toucheront l’encadrement de ce type d’entreprises, comme Uber et Airnb. Il souhaite également briser les tabous, en mentionnant que ce sont toutes les sphères de la société qui sont touchées par l’économie collaborative.

Le Québec de demain?

Guillaume Lavoie est une sommité dans le domaine de l’économie collaborative. Il fait partie des plus grands spécialistes au monde et a participé à plus de 150 conférences un peu partout sur la planète. «Il y a trois principes fondamentaux qui nous permet de qualifier l’économie collaborative : faire plus avec ce qui existe déjà, privilégier l’accès sans notamment être propriétaire d’un bien et l’abaissement général des barrières d’entrées dans les marchés», définit M.Lavoie.

Présentement, la plupart des entreprises qui font de l’économie collaborative le font de manière illégale au Québec. «Les bases de cette doctrine sont complètement différentes de ce que nous avons présentement, affirme-t-il. C’est donc normal que ça cadre difficilement, voire pas du tout, dans les règlements et les lois en place aujourd’hui.»

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