Ligue nord-américaine de hockey | Le défi de concilier travail et sport

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La Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) est le meilleur circuit semi-professionnel au Québec. Elle accueille plusieurs anciens de la Ligue nationale de hockey (LNH). Cependant, ces athlètes ne peuvent pas gagner leur vie uniquement en jouant à leur sport favori. Ils doivent également travailler comme tout autre citoyen.

Natif de Gatineau, le capitaine des Marquis de Jonquière, Hugo Carpentier, travaille à Ottawa pour Modern Niagara, une compagnie de construction commerciale qui fait du revêtement extérieur. Il travaille du lundi au jeudi et fait des semaines de 36 heures. «C’est surtout au niveau de l’énergie que c’est parfois plus difficile, confie-t-il. J’ai une famille et je dois voyager pour les matchs, jusqu’à six heures lorsqu’ils sont à Jonquière. Cependant, je trouve toujours le moyen d’être en forme pour les matchs de hockey.»

Gabryel Paquin-Boudreau a été repêché en deuxième ronde par les Sharks de San Jose en 2013.

Hugo Carpentier, est âgé de 29 ans. Choix de quatrième ronde des Flames de Calgary au repêchage de 2006, il a œuvré pendant trois ans dans le hockey professionnel. Il en est aujourd’hui à sa septième saison avec l’équipe saguenéenne. «J’ai de la misère à croire que ça fait déjà sept ans!», dit-il en riant.

Une jeune recrue

De son côté, Gabryel Paquin-Boudreau dispute sa première saison officielle avec les Marquis de Jonquière et travaille aujourd’hui chez Rio Tinto. Son horaire est, lui aussi, du lundi au jeudi. Il trouve que la conciliation hockey et travail n’est pas toujours évidente, mais qu’elle se fait tout de même très bien. «Je dois avouer qu’avec le personnel hockey et les installations que nous avons, on se fait rendre la vie facile et on est privilégié», raconte le hockeyeur.

Après deux saisons dans les rangs professionnels, celui qui a été sélectionné au deuxième tour par les Sharks de San Jose en 2013 apprécie grandement son expérience avec l’équipe. Encore un très jeune joueur à 22 ans, a-t-il mis une croix sur le hockey professionnel ? «Je ne pense pas retourner dans les réseaux de filiales, mais je ne dirais pas non à l ‘Europe dans le futur», conclu-t-il.

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