samedi , 26 novembre 2022

Le sport adapté, une denrée rare au Saguenay

Anaïs Sabourin, une jeune femme qui souhaite voir plus de sport adapté en région. (Photo : Laurélie Thivierge)

Plusieurs personnes en région ont un handicap ou ont une mobilité réduite, pourtant, aucune option, ou presque, ne s’offre à eux dans le monde sportif.

Pour Anaïs Sabourin, atteinte de paralysie cérébrale, les tâches quotidiennes qu’une personne avec un handicap physique peuvent représenter un véritable défi. Afin de garder une bonne santé mentale et physique, ces derniers doivent s’inscrire à des sports adaptés, ce qui ajoute aux défis quotidiens.

« Quand tu es en fauteuil roulant, tout est plus exigeant, tout est difficile, tout est un défi.  Le simple fait d’embarquer et de débarquer de ma voiture, c’est un effort que je dois faire de plus. Moi, je fais tout avec mes bras, donc s’ils ne sont pas capables de supporter mon poids, bien, il y a un problème », a mentionné Anaïs.

Anaïs constate qu’il n’y a presque pas de sport adapté en région.

« La seule chose qu’il y a ici, c’est de l’athlétisme. Je vais commencer à en faire bientôt. Encore là, il faut le fauteuil adapté, lui, il est à Montréal et il faut aller le chercher. Ici, il n’y en a pas de ressources » a affirmé la dame.

Le porte-parole de Ville de Saguenay, Dominic Arsenault confirme qu’il n’y a pas d’offre de sport adapté.

« Par contre, il y a l’aréna Dean Bergeron à La Baie, par exemple, est bâtie pour accueillir des activités de sport adapté », a évoqué le porte-parole de Saguenay.

Dans certaines régions plus éloignées, Anaïs a dû procéder à certains tests pour débuter ses activités.

« Il y a un pointage de 1 à 5 selon les capacités physiques qui sont évaluées par un ergothérapeute. On se fait attribuer une cote qui permet d’atteindre une certaine équité », a-t-elle énoncé.

Selon la jeune femme, les équipes sportives permettent de rassembler les gens. « C’est la même chose pour le sport adapté, mais encore plus. Ça permet de voir que tu n’es pas toute seule et qu’il y a des gens avec toutes sortes de handicaps », a-t-elle exprimé.

 

À propos de Laurélie Thivierge

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Si vous cherchez une personne réunissant humour, gaieté, talent, ambitions et honnêteté, Laurélie Thivierge saura vous combler. Cette jeune femme de 19 ans originaire d’Alma n’a peut-être pas d’expérience concrète en journalisme, mais elle sait ce dont elle a envie, elle qui rêve de se trouver éventuellement devant des caméras de télévision. Celle qui se décrit comme une fille sociable aimerait y faire de la vulgarisation d’information sur certains sujets qui la passionnent. Ses passions sont principalement axées sur le plein air. Elle adore notamment la nature et les animaux et d’ailleurs, elle n’oubliera pas de vous présenter son fidèle acolyte : sa perruche. Par contre, Laurélie ne serait pas Laurélie sans la photographie et l’écriture. Ce sont surtout ces deux éléments qui l’ont guidée vers le programme Art et technologie des médias et plus précisément, le journalisme. Un livre serait probablement plus approprié pour décrire cette attachante boule d’énergie, mais il suffit de lui parler quelques minutes pour connaître ses histoires et anecdotes puisqu’elle ne manque aucune occasion de prouver qu’elle n’a pas la langue dans sa poche.

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