Adoption du projet de loi spéciale de Postes Canada | Jean-François Simard déçu

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Le président régional du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), Jean-François Simard, est très déçu de l’adoption du projet de loi spéciale. Ce dernier trouve qu’il y a un manque de jugement chez Postes Canada.

Le Sénat  a adopté lundi soir le projet de loi spéciale qui oblige  les travailleurs de Postes Canada à revenir au travail après cinq semaines de grèves tournantes. Au total, 53 sénateurs ont été pour et 25 ont rejeté le projet en troisième lecture.

Le STTP a cependant dit examiner «toutes les options qu’il a à sa disposition pour contester la loi».

Selon Jean-François Simard, ce projet de loi spéciale est inconstitutionnel au même titre qu’en 2011 lorsque le gouvernement de Stephen Harper avait déposé le même genre de projet de loi. «Présentement, on a une loi pour un retour au travail alors que nous travaillons déjà, je ne vois pas comment ce ne serait pas inconstitutionnel», a mentionné ce dernier en entrevue téléphonique.

Aucune entente possible

Selon Jean-François Simard, avec le gouvernement qui avait annoncé le projet de loi spéciale, aucune entente n’était  possible entre les deux parties. «Postes Canada attendait seulement que le gouvernement s’en mêle. Le syndicat veut des solutions pour régler nos problèmes, mais Postes Canada ne propose que des études. Il n’y a donc rien à faire», a-t-il affirmé.

Malgré toutes les revendications concernant la sécurité au travail, les négociations ont très peu avancé durant les cinq semaines et même avant le début de la grève tournante, au grand désarroi des travailleurs.

«Ça fait 14 mois que nous sommes en négociations avec Postes Canada pour une nouvelle convention collective et rien n’avance. Si les dirigeants ne veulent rien savoir maintenant, ils ne seront pas plus intéressés en 2019», a expliqué Jean-François Simard, déçu de la situation.

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