Catherine Fournier | «L’ultra-partisanerie nuit à la démocratie»

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La députée souverainiste indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier, était de passage au café l’Érudit de Chicoutimi, lundi soir, afin de présenter son nouveau projet. 
Photo : Simon Carmichael

L’ultra-partisanerie qui règne dans la politique québécoise nuit au mouvement indépendantiste, selon la députée souverainiste indépendante de Marie-Victorin, Catherine Fournier. La jeune élue était de passage à Chicoutimi, lundi soir, afin de présenter son nouvel ouvrage, «Le projet Ambition Québec, s’organiser pour l’indépendance». 

«À l’heure actuelle, la partisanerie empoisonne les débats politiques», a lancé la députée en s’adressant aux militants présents. Selon elle, afin de relancer le mouvement indépendantiste, les différents partis devront voir au-delà de la partisanerie et remettre l’option souverainiste en avant-plan. «C’est d’ailleurs ma plus grande critique dans ce livre», explique Catherine Fournier.

«Quand on défend un grand projet de société comme celui de faire du Québec un pays, si on tire tous de notre côté en disant que c’est nous seuls qui avons la solution et bien on se tire tous dans le pied et on n’arrive à rien», ajoute celle qui a causé tout un émoi le 11 mars dernier en quittant le caucus du Parti québécois (PQ) afin de siéger comme député souverainiste indépendante. 

 

Un nouvel organisme pour promouvoir la souveraineté

Ambition Québec, un OSBL qui a été formellement créé il y a quelques jours à peine, a été lancé dans le cadre de la sortie du livre de la députée de Marie-Victorin, lundi dernier. Cette organisation, dont les activités débuteront de façon officielle au début de 2020, aura comme mission de «rapprocher l’option indépendantiste des trois millions de votes nécessaires pour faire du Québec un pays».  

Alors que dans son ouvrage, elle dénombre les nombreuses organisations citoyennes souverainistes et ajoute que souvent, celles-ci sont contre-productives, notamment car «leurs missions se chevauchent», Catherine Fournier juge qu’Ambition Québec ne sera pas qu’un autre pavé dans la marre. «Le problème, c’est que chacune de ces organisations fonctionne en silo. Avec Ambition Québec, on veut faciliter la communication et la concertation entre les différents acteurs afin de remettre l’indépendance à l’avant-plan», a-t-elle justifié. 

Que des bons mots pour Gaudreault

Alors que le député de Jonquière, le péquiste Sylvain Gaudreault, venait tout juste d’annoncer qu’il se lançait dans la course afin de prendre les rennes de la formation souverainiste, la députée qui a claqué la porte du PQ en mars dernier n’avait que de bons mots pour lui. «C’est un parlementaire reconnu et très respecté. Je lui souhaite la meilleure des chances et j’espère pouvoir travailler avec lui, comme avec tous les autres chefs souverainistes, afin de renouveler le mouvement pour pouvoir réaliser notre objectif commun», a-t-elle ajouté. 

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