Douze cégeps de régions éloignées unissent leurs voix

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Douze cégeps de régions éloignées ont uni leurs voix, mardi, en créant une nouvelle instance : le Regroupement des cégeps en région (RCR). L’élargissement de l’offre, l’amélioration des infrastructures et la mobilité étudiante sur plusieurs plans sont au cœur même de leurs revendications.

C’est dans le but de demander au ministère de l’Enseignement supérieur d’adopter une approche qui tient compte des besoins des cégeps en régions éloignées que le RCR a vu le jour. Le regroupement est composé d’une douzaine de collèges répartis dans cinq régions administratives, dont le Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les Cégeps de Jonquière, de Chicoutimi, d’Alma et de Saint-Félicien en font partie.

« On a compris qu’il y avait une nécessité de se regrouper. Ça va être extrêmement gagnant pour nous tous et ça ne peut qu’être positif parce qu’on n’est pas dans la compétition, on veut déployer nos forces », soutient le président du conseil d’administration du Cégep de Chicoutimi, Gilles Déry.

Les demandes du RCR sont regroupées en trois thématiques, soit « l’accessibilité à la formation collégiale en région par l’élargissement de l’offre de formation, l’augmentation du potentiel attractif des cégeps en région par l’amélioration des infrastructures et la favorisation de la mobilité étudiante tant sur le plan interrégional qu’international ».

En d’autres mots, le regroupement réclame des mesures concrètes pour faire valoir sa position, solliciter l’appui du gouvernement et d’acteurs importants ainsi que la bonification de l’offre des programmes régionaux. Du financement pour améliorer les différentes infrastructures est également demandé.

Le regroupement est formé des établissements de cinq régions administratives : Abitibi-Témiscamingue, Bas-Saint-Laurent, Côte-Nord, Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et Saguenay-Lac-Saint-Jean.
(Photo : Alice Proulx)

Les collèges en région : le plan A

« Dans les 12 cégeps qui font partie du regroupement, il y a 25 000 places et seulement 16 000 étudiants. On souhaite que nos cégeps deviennent un plan A, pas juste un plan B si l’étudiant est refusé à Montréal », ajoute la directrice générale du Cégep de La Pocatière, Marie-Claude Deschênes. D’ailleurs, selon M. Déry, en s’alliant, les institutions collégiales ont plus de chance de se faire entendre par les gouvernements et de maintenir les programmes exclusifs.

Plusieurs de ces programmes se retrouvent dans la région, notamment la technique en Art en technologie des médias à Jonquière, la formation en pilotage d’aéronefs à Chicoutimi et les Techniques professionnelles de musique de chanson à Alma.

« Les avantages sont indéniables. C’est la chance d’avoir un lieu de concertation sur des sujets et des défis qui nous sont communs et d’avoir un porte-parole. C’est une question d’affirmer notre importance et notre activité », lance Mme Deschênes.

Dans les prochaines semaines, le site internet du regroupement sera créé.

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