La clé : impliquer les citoyens

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Pour manifester leur mécontentement face au projet de bioparc près de leur maison, des Laterrois ont brandit des pancartes lors des derniers conseils municipaux de Saguenay.
(Photo : Coline Cornuot)

C’est entre autres la façon dont les projets de GNL Québec à Saguenay et du bioparc dans le secteur de Laterrière ont été présentés au public qui les aurait poussés à leur perte, selon des citoyens qui ont milité contre ces initiatives.

Le co-porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert Barthez, qui luttait contre le projet de GNL Québec, est d’avis que l’acceptabilité sociale serait plus facile à obtenir si des projets comme ceux de GNL ou du bioparc n’étaient pas présentés à la population comme s’ils sont « à prendre ou à laisser tel quel ». « Ce sont deux projets qui venaient de gouvernements plus hauts. La façon dont les élus devraient plutôt aborder ces enjeux-là, c’est d’y aller par la base et de demander aux citoyens ce qu’ils veulent comme type de développement. Ensuite, ils doivent en tenir compte et axer leur travail sur ces développements-là. »

Pour sa part, la porte-parole des Laterrois contre l’emplacement du projet de bioparc, Annie Truchon est d’avis que le projet contre lequel elle manifestait avait été apporté beaucoup trop rapidement aux citoyens et qu’il y avait eu un manque d’écoute de la part des élus jusqu’à l’échec du projet. « À Warwick, il y a eu une usine de biométhanisation et eux, leur premier critère du début à la fin, ça a été l’acceptabilité sociale, souligne Mme Truchon. C’était tout en leur honneur à ces agriculteurs-là de faire ça. » En comparaison avec le bioparc prévu à Saguenay, les Laterrois sont nombreux à juger qu’une importance similaire pour ce critère aurait été nécessaire dans la région.

Adrien Guibert Barthez a tenu à souligner « l’énorme victoire citoyenne » qu’a été le refus officiel du projet de GNL Québec. Dans ce cas-ci, le manque d’acceptabilité sociale du projet avait été un élément problématique central, au point d’être souligné dans le rapport du BAPE. « C’est extrêmement positif de voir que les citoyens sont plus écoutés qu’avant, c’est un bon pas. Cependant, on n’aurait même pas dû avoir à se mobiliser contre ce projet-là […] le gouvernement dit qu’il veut réduire les gaz à effet de serre et en même temps, il était tout à fait prêt à accepter ce projet au début. »

« C’est notre voix, c’est notre coin, c’est nos maisons, c’est nos investissements, donc s’il n’y a pas un concept d’acceptabilité sociale, je pense qu’on se fait manger la laine sur le dos », conclut Mme Truchon.

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