mercredi , 10 août 2022

Un Superbowl fêté malgré les contraintes

Chaque année, le Comité Superbowl d’Alma reverse plusieurs milliers de dollars au football scolaire (Crédit photo : courtoisie)

L’incertitude a plané longtemps sur la possibilité d’organiser des festivités à l’occasion de la 56ème édition du Superbowl, qui se tiens le 13 février. Et même si Québec impose encore quelques restrictions, les acteurs régionaux du secteur sont ravis de pouvoir se réunir après une année 2021 difficile

Pour le gérant du resto-bar Le Stade de Chicoutimi, Félix Savard, le doute n’est pas permis : les Rams remporteront le Superbowl, et il a prévu de faire la fête. Pour ce passionné du ballon ovale, l’année 2021 n’est qu’un mauvais souvenir, puisqu’il n’avait pas pu organiser d’évènement à cause des restrictions sanitaires. « Cette année, on peut accueillir à hauteur de 50 % de la capacité de notre salle. On aurait aimé plus, mais ça reste toujours mieux que de ne rien pouvoir faire », se console-t-il. Habitué à être au cœur de l’action lors de la grande messe annuelle du football, il devra se contenter d’accueillir 225 personnes dans son établissement.

À Alma, c’est traditionnellement le Comité Superbowl qui se charge d’organiser les festivités. Et après une année 2021 très compliquée, c’est avec un soulagement non feint que le président de l’association Pascal Néron a accueilli l’annonce de la réouverture des salles de restaurants. « Habituellement, on récolte aux alentours de 20 000 $ de commandites. En 2021, on n’a pas dépassé les 5 000 $, car on n’a pas pu organiser un évènement en présence ». Le bar La Cage avait mis en place un système de livraison de repas à domicile, qui n’avait pas connu autant de succès que les évènements en présence.

Pour 2022, le montant récolté devrait atteindre les 35 000 $, pour le plus grand bonheur de M. Néron, une somme ensuite reversée aux organismes qui s’occupent du football scolaire, par exemple pour financer l’achat de nouveau matériel.

Malgré les bons chiffres de cette année, l’association doit elle aussi se plier aux contraintes sanitaires imposées par le gouvernement. « On a prévu de se retrouver à La Cage, comme d’habitude, mais on doit aussi respecter la règle de la jauge à 50 % », déplore Pascal Néron.

Et même si les prochaines annonces gouvernementales pourraient augmenter cette jauge, le programme ne devrait pas beaucoup bouger d’ici le 13 février, de l’aveu-même du président du comité Superbowl : « On a déjà tout prévu pour un certain nombre de personnes, je pense qu’on va rester sur ce nombre quoi qu’il arrive ». Félix Savard, le patron du Stade, espère de son côté un allègement des restrictions pour pouvoir accueillir plus de monde dans son établissement.

 

À propos de Justin Escalier

Fraichement débarqué depuis le Sud-Ouest de la France, Justin est venu satisfaire sa soif de nouvelles expériences en s’installant au Saguenay. Curieux et avide de découvertes, il cherche avant tout à faire de nouvelles rencontres et à apprivoiser une nouvelle culture. Il n'a donc pas hésité une seconde et a saisi l'opportunité de venir s'installer à 6000 km de chez lui. Si sa volonté de devenir journaliste est venue tardivement, Justin a toujours été fasciné par les métiers de l’écriture, au point de rêver de devenir écrivain depuis sa plus tendre enfance. Biberonné aux journaux satiriques, il s'est lancé dans le journalisme sur le tard en intégrant une formation universitaire technologique à Vichy, après un début de parcours universitaire cahoteux. Il avait alors un objectif en tête : publier ses articles dans l'un des hebdomadaires les plus connus de France, le Canard Enchainé. Ni le froid, ni la charge de travail, ni les difficultés ne font peur à ce passionné de politique et de littérature, qui a fourbi ses armes au sein de la radio Totem, une station diffusée dans la moitié sud de la France. Cette expérience lui a permis de découvrir les coulisses d'un média local. Ne sachant pas de quoi demain sera fait, il reste ouvert à toutes les opportunités qui se présenteront à lui.

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