mercredi , 10 août 2022

Le manga : un genre littéraire à la mode

L’industrie du manga a explosé au Québec durant l’année 2021 avec une augmentation de 73% des ventes selon le site Leslibraires.ca. Le Saguenay—Lac-Saint-Jean n’échappe pas au succès de ce genre littéraire qui était pourtant quasiment introuvable dans la région il y a seulement trois ans.

 

manga
Les mangas les plus populaires sont tous issus d’histoires d’aventures. On peut citer One Piece (sur la photo), Naruto ou encore Bleach. (Photo : Théa Ribault)

 

« On a observé une augmentation de la lecture en général depuis deux ans, mais dans le manga ça a vraiment été exponentiel. C’est le style littéraire qui m’a le plus été acheté en 2020 et en 2021 », témoigne le propriétaire de la librairie Marie-Laura à Jonquière, Maximilien Bouchard.

« C’est depuis la pandémie ! La consommation d’adaptations animées sur des sites de streaming a permis à un public différent de s’imprégner de ce genre d’univers », assure le libraire jonquiérois.

Le même engouement se fait sentir à la boutique Au royaume des Titans. « D’après moi, c’est le marché populaire qui s’est étendu grâce aux réseaux sociaux, comme Tiktok. Les gens qui ne connaissaient pas les animés découvrent les animés, et par le même effet, découvrent le manga », explique le directeur adjoint du magasin, en partenariat avec O’Taku, Frédérick McGowan.

En tête des ventes : les shonen d’aventures. C’est le genre de manga le plus populaire dans le monde, à l’origine adressé aux adolescents, puis qui s’est étendu à toutes les tranches d’âges. Naruto et Demon Slayer sont les deux œuvres qui sortent leurs épingles du jeu au Québec en 2021.

« La vision du monde qu’abordent les mangas n’est pas la même que ce que tout le monde pense. Naruto, c’est une très belle leçon de vie. Ça parle de beaucoup de problématiques importantes », déclare Laury Letendre, consommatrice de mangas depuis deux ans. D’après elle, ce qui accroche le lecteur, c’est la sincérité des thèmes abordés. Avis d’ailleurs partagé par d’autres consommateurs : « Silent Voice, par exemple, ça sensibilise sur plein d’affaires, comme l’intimidation, le rejet, la peur des autres…», ajoute Cassiopée Pineault, qui lit des mangas depuis le primaire.

Autre qualité importante du format : la durée. « C’est pas lourd ! C’est 20 minutes un épisode, ou 45 minutes pour lire un tome complet. Ça prend pas tout ton cerveau pour rester concentrée, comme un film de deux heures », assure Laury.

Si l’accès aux mangas devient de plus en plus facile grâce à l’ouverture de boutiques comme Au royaume des Titans, ce qui reste plus difficile, c’est la consommation des animés. Les séries populaires sont parfois doublées en français, mais la plupart du temps, les habitués les regardent à l’aide de plateformes comme Netflix ou Crunchyroll, sous-titrées en anglais.

 

À propos de Théa Ribault

Pur produit de Bretagne, en France, Théa Ribault est arrivée au Québec immédiatement après le secondaire pour vivre une expérience d’indépendance totale. Passionnée de sport, de voyages, de littérature, et bien d’autres domaines, elle étend sa curiosité par-delà les frontières et cherche à découvrir un maximum de choses. Selon elle, « l’apprentissage est la plus grande source de richesse ». Intéressée par l’audiovisuel, son rêve demeure de travailler à la télévision, même si, pendant son cursus à l’école supérieure en Art et technologie des médias, elle a développé des compétences dans toutes les sphères de la communication et du journalisme

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