Marquis de Jonquière : une histoire d’équipe

« C’est vraiment pas une question d’argent ou de publicité. Selon moi, c’est une question de cœur. » Guy Simard fait partie des 11 actionnaires sans qui les Marquis de Jonquière ne pourraient exister. Depuis une dizaine d’années, l’équipe compte uniquement sur la communauté, les commanditaires et la Ville de Saguenay pour fonctionner en tant que seule équipe de hockey professionnelle au Saguenay—Lac-Saint-Jean.

immobilier
Équipe Simard est partenaire des Marquis de Jonquière. (Photo : Théa Ribault)

Depuis 20 ans, le courtier immobilier d’équipe Simard de Viacapitale, Guy Simard, suit les Marquis de Jonquière assidument. Il a même assisté à l’arrivée de l’équipe dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), en 2008. Mais deux ans plus tard, en 2010, le club connaît une période difficile.

« À l’époque, pour un seul propriétaire, c’était difficile de faire des profits parce qu’il était compliqué de jouer au hockey dans la région, déclare le propriétaire, directeur général et entraîneur-chef des Marquis, Bob Desjardins. Il fallait faire déplacer des joueurs de l’extérieur, donc ça coûtait beaucoup plus cher. On n’avait moins de commanditaires, moins d’aide… Les dépenses dépassaient largement les profits. »

Après le départ de l’ancien propriétaire, Bob Desjardins, Guy Simard et neuf autres personnes ont monté un groupe d’actionnaires pour racheter les Marquis de Jonquière et leur permettre de continuer à exister. « Présentement, cette équipe, c’est une réussite. Ça va vraiment bien et on espère que ça va continuer dans ce sens-là », ajoute l’entraîneur-chef.

bob desjardins coach des Marquis
Bob Desjardins a quitté Montréal pour prendre la tête des Marquis. (Photo : Théa Ribault)

 

L’importance des sponsors

À l’intérieur du Palais des sports de Jonquière, on retrouve plusieurs publicités pour divers commanditaires. Selon Bod Desjardins, c’est une aide indispensable au club. « Sans commanditaires, on ne pourrait pas survivre financièrement. Au bout d’un moment, malgré les actionnaires, on arriverait au bout de nos ressources. Avoir des partenaires, c’est essentiel pour nous. »

Son avis est partagé de l’autre côté de la chaîne. « C’est du business parce qu’ils nous font de la visibilité, c’est sûr. Mais c’est surtout très important pour nous d’aider les entreprises de la région, autant qu’on peut. Ce que nous recherchons, c’est une entraide mutuelle pour contribuer à l’essor de la région au final », affirme le directeur des ventes de Hyundai du Saguenay, Jimmy Girard.

Bob Desjardins salue par ailleurs les autres partenaires des Marquis de Jonquière, dont la Ville de Saguenay, sans laquelle, il l’assure, rien ne serait possible.

bande de sponsors dans le palais des sports
Ville de Saguenay et Hyundai sont les principales aides du club, selon Bob Desjardins. (Photo : Théa Ribault)

À propos de Théa Ribault

Pur produit de Bretagne, en France, Théa Ribault est arrivée au Québec immédiatement après le secondaire pour vivre une expérience d’indépendance totale. Passionnée de sport, de voyages, de littérature, et bien d’autres domaines, elle étend sa curiosité par-delà les frontières et cherche à découvrir un maximum de choses. Selon elle, « l’apprentissage est la plus grande source de richesse ». Intéressée par l’audiovisuel, son rêve demeure de travailler à la télévision, même si, pendant son cursus à l’école supérieure en Art et technologie des médias, elle a développé des compétences dans toutes les sphères de la communication et du journalisme

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