Des revendications contre les failles sexistes de l’assurance-chômage

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Jessica Soucy a vécu plusieurs difficultés en lien avec l’assurance-chômage et veut remettre les pendules à l’heure pour éviter d’autres problèmes chez la population. (Photo : Jérémie Lussier)

 

Jessica Soucy, victime des failles de la loi sur l’assurance-chômage, espère voir du changement pour aider les femmes. Elle était présente mardi matin, au rassemblement devant le bureau du député fédéral de Jonquière, Mario Simard, afin de parler de son histoire et changer la loi sur l’assurance-chômage, qu’elle qualifie de sexiste. 

La mère de famille a été renvoyée par son employeur, lors du dernier jour de son congé de maternité. Selon la loi, elle ne pouvait pas avoir accès à une prestation d’assurance-chômage.  

Après de longues démarches, Mme Soucy a réussi à obtenir gain de cause face à son ancien employeur et à toucher une compensation supplémentaire pour les torts causés. Maintenant de retour sur le marché du travail, elle veut faire changer les choses pour éviter que d’autres femmes vivent le même sort qu’elle. 

« Je veux mettre de la pression, encore, parce que les gens qui m’ont écrit étaient des professeurs et des travaillantes, puis elles se retrouvent dans la même situation. Du jour au lendemain, elles n’ont pas d’aide, n’ont pas de ressources et il est temps que ça change », a clamé la victime des failles de l’assurance-chômage. 

Le Lieu d’Actions et de Services Travaillant dans l’Unité avec les Sans emplois (L.A.S.T.U.S.E.) entreprendra une autre action du genre le 19 décembre prochain. (Photo : Jérémie Lussier)

 

L.A.S.T.U.S.E. pousse sans cesse 

Le rassemblement devant le bureau du député du Bloc Québécois, Mario Simard, a été organisé par les organismes régionaux L.A.S.T.U.S.E. et Récif 02. La principale revendication des deux groupes est de changer la loi sur l’assurance-chômage, qui nuit aux femmes en congé de maternité comme Jessica Soucy. 

Aujourd’hui, seulement 35 % des femmes voient leur demande d’assurance-chômage régulière être acceptée, contre 5 3% des hommes. Ces chiffres sont beaucoup trop bas, surtout lorsqu’on parle d’un service d’aide selon le coordonnateur de L.A.S.T.U.S.E., Sylvain Bergeron.  

« C’est un régime d’assurances. Ce n’est pas censé être une banque pour le gouvernement, a expliqué le coordonnateur, visiblement frustré par la situation. À un moment donné, il faut que la population revendique. » 

Mario Simard n’était pas présent à son bureau, lui qui était parti à Ottawa. Il a tout de même pris le temps de confirmer par appel vidéo qu’il allait faire part des revendications des manifestants à la Chambre des communes. 

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