Utiliser la nature à bon escient à l’école

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De gauche à droite : La directrice générale du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay, Chantal Cyr, le directeur des services éducatifs du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay, Régis Lavoie, le maire de Petit-Saguenay, Philôme La France, et le mentor du projet, Pierre Lavoie. (Photo : Nickolas Bergeron)

 

Le Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay a officiellement entrepris son virage nature, mardi, dans le cadre de son projet La nature au service de la réussite. Des aménagements extérieurs pédagogiques, dont une yourte boréale déjà en place depuis un an, seront occupés par les élèves des écoles du Bas-Saguenay Sud.

Cette dernière a été inaugurée par la direction générale de l’école Saint-Félix. La nouvelle bâtisse ayant coûté 75 000$ sera utilisée comme lieu de rassemblement pour enseigner en nature.

« Dans les dernières années, on a remarqué une baisse de motivation, mentionne la directrice générale du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay , Chantal Cyr. On a décidé d’utiliser notre principale ressource ici, la nature, pour accrocher plus les jeunes. »

Néanmoins, le projet pilote des écoles nature en est encore à sa genèse. Mme Cyr et le centre de services scolaires en question sont toujours en contact avec le ministre de l’Éducation du Québec, Bernard Drainville, pour obtenir une aide financière du gouvernement d’environ 4,5 M$.

« On veut sortir des murs de l’école pour que les élèves voient l’école autrement. C’est pour ça que la yourte ne ressemble vraiment pas à une classe normale. Il faut souligner aussi que c’est un projet qui est né des enseignants », rajoute le directeur des services éducatifs du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay, Régis Lavoie, pendant que les jeunes de troisième année et quatrième année goûtaient une infusion de sapin et de miel avant d’aller s’amuser à l’extérieur.

À l’échelle provinciale

Présent lors de la conférence de presse, Pierre Lavoie, agissant en tant que « mentor » pour le projet, est persuadé que celui-ci peut naître aux quatre coins de la province. « Avec la pandémie, les jeunes ont perdu le contact avec la nature. Je suis content de voir une direction innover de la sorte », explique le natif de l’Anse-Saint-Jean.

En collaboration avec l’organisme AGIR, qui fait le lien avec la communauté du Bas-Saguenay, et l’Université du Québec à Chicoutimi, dans l’idée de concevoir un projet de recherche, le plan La nature au service de la réussite demeure autant plus important pour le village de Saint-Félix-d’Otis.

« C’est le genre de projet qu’on souhaite pour notre communauté parce que ça contribue beaucoup à la qualité de vie. Ça va permettre aux jeunes d’avoir un sentiment d’appartenance encore plus grand pour leur territoire et pour leur municipalité », raconte le maire de Petit-Saguenay, Philôme La France.

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