Inclusion et diversité : encore du chemin à faire à l’université

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Le panel de discussion, qui s’est déroulé mardi matin à l’Université à du Québec à Chicoutimi (UQAC) dans le cadre de la Semaine de la valorisation et de la diversité, a été l’occasion pour deux étudiants transsexuels de s’exprimer sur leurs expériences en tant qu’étudiants membres de la communauté LGBTQ. Photo : William Savard

« Je ne me sens pas en sécurité à l’UQAC. » Ces paroles ont été exprimées, mardi matin, par un étudiant transsexuel à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Wilhem Bouchard.

C’est lors du panel de discussion intitulé Panique dans le genre, organisé dans le cadre de la Semaine de la valorisation et de la diversité, que l’étudiant en comptabilité a prononcé cette phrase, qu’il dit provenir de son ressenti le plus profond.

Le jugement des personnes « mal éduquées », le sentiment d’être différent (et rejeté pour cette différence) et la transphobie, pure et dure, de certaines personnes sont tous des éléments nommés par l’étudiant pour essayer de faire comprendre ce qu’il décrit comme du mal être.

« Si j’ai deux cours le même jour, je bois moins d’eau pour éviter d’avoir à aller à la toilette parce que si je rentre dans celle des filles, où je me sens le plus en sécurité, ce n’est pas correct et si je vais dans celle des gars parfois on me perçoit comme une fille. »

Selon lui, et un autre un homme trans, étudiant à l’UQAC qui a participé au panel,  Ulysse Schopp, le type de  problème, tel que celui mentionné précédemment, peut-être facilement réglé par des aménagements non genrés.

Pour les deux personnes aux cheminements personnels atypiques, c’est le cumul de ces  frustrations qui leur fait subir un stress quotidien difficilement soutenable. « Les microagressions, le fait de toujours devoir faire des coming-out  pour ne pas me faire mégenrer, le système qui est fait pour les personnes cisgenres [dont le genre déclaré correspond à leur sexe à la naissance] ça ne me fait pas sentir à ma place. »

Ulysse Schopp et Wilhem Bouchard (ici complètement à droite; en ordre) ont tous les deux déclaré ne pas se sentir en sécurité lorsqu’ils sont à l’UQAC. Photo : William Savard

Selon ce qu’a déclaré les deux étudiants de la communauté LGBTQ, il reste encore de nombreuses « choses à faire » pour rendre l’UQAC réellement inclusive.

« Le gros du problème qui reste, c’est qu’on ne peut toujours pas changer de sexe pour notre dossier scolaire si on n’a pas encore complété les démarches pour faire le changement sur nos papiers d’identité », a mentionné Wilhem Bouchard. Déplacer ce paragaphe après le suivant

« Pouvez-vous me dire précisément quels sont les retours que vous recevez ? Si on peut encore s’améliorer, on voudrait vraiment savoir ce qui peut être fait de plus », a-t-elle conclu.

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