D’Hébertville-Station à la Ligue nationale de hockey

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Bien qu’il ait évolué pour trois formations du circuit Bettman, c’est en devenant entraîneur des gardiens de but que Frédéric Chabot, natif d’Hébertville-Station, réussira à faire sa renommée dans la Ligue nationale de hockey.  

Au terme de ses 17 saisons dans la LNH, la LAH et la LIH, Chabot a été récompensé à plusieurs reprises. Nommé meilleur gardien de but de la Ligue américaine en 1993-1994, Chabot a aussi mis la main sur le trophée James- Gatschene remis au meilleur gardien dans la LIH à deux occasions. Il aura disputé un total de 32 rencontres dans la LNH.  

« Après avoir terminé ma carrière de joueur en Europe, j’ai coaché en Autriche, au Québec et en Allemagne. Puis en 2009, j’ai reçu un appel de Steve Tambellini, le DG des Oilers, et il m’a offert un poste d’entraîneur des gardiens. J’ai dit oui », a indiqué l’ancien du Tricolore. 

21 juin 1986 

Peu d’experts avaient listé le nom de Chabot lors du repêchage de 1986. Ce dernier évoluait alors pour les Gouverneurs de Sainte-Foy dans le Midget AAA. Sa saison extraordinaire a fait de lui le meilleur gardien au Canada et il a remporté le trophée Ken-Dryden. Le directeur général des Devils du New Jersey de l’époque, Max McNab, a cru au potentiel de l’Héberstalois et l’a repêché en 10e ronde, 192e au total.  

Encore à ce jour, il peut se vanter d’être le seul gardien québécois de l’histoire à avoir été repêché dans la LNH avant même de jouer une partie dans la LHJMQ. « J’avais eu une bonne saison avec les Gouverneurs et on m’a dit que des équipes s’intéressaient à moi. Le repêchage était au Forum de Montréal, je l’ai vécu avec ma famille, c’était un beau moment dans ma jeune carrière », se rappelle le principal intéressé.  

Chabot dans l’uniforme du Canadien de Montréal. Crédit photo: Frédéric Chabot

Le 16 janvier 1990, Chabot signe un contrat avec le Canadien de Montréal et disputera son premier match dans la LNH quelques jours plus tard. C’est avec cette même formation qu’il jouera la moitié de ses matchs en carrière (16). 

Un nouveau rôle important pour « Chaby » 

Le 16 juin 1990 est une date dont l’Héberstalois se souviendra longtemps. Frédéric Chabot épouse Suzanne Daneau et cette dernière jouera un rôle important pour la suite de sa carrière. Durant sa carrière, le cerbère a évolué pour plusieurs formations et à chaque changement d’adresse, sa femme suivait partout où il a été appelé à jouer. Quelques années plus tard, soit le 15 décembre 1995, il devient papa de son seul enfant, Gabriel Chabot. Ce dernier suit d’ailleurs les traces de son père en évoluant comme joueur professionnel en Europe. Lui aussi, a été amené à déménager à plusieurs occasions pendant sa jeunesse.  

« Il a toujours été une voie positive, surtout dans l’enseignement et dans le support. Si j’avais joué un mauvais match, il me le disait avec honnêteté », lance son fils en riant. « On a toujours eu une belle relation malgré les nombreux déplacements, je suis très chanceux de l’avoir eu dans mon cheminement. Je garde de très beaux souvenirs avec mon père, notamment lors du Championnat de son équipe à Vienne », ajoute-t-il.   

Frédéric Chabot avec son fils, Gabriel. Crédit photo: Frédéric Chabot.

Lors de ce même championnat, l’ancien des Kings de Los Angeles a maintenu une moyenne de buts alloués à 2,39 et un impressionnant taux d’efficacité de 934. C’est ce qui lui a valu le titre du meilleur gardien.  

Un but qui donne des frissons encore aujourd’hui 

Les mordus de hockey se souviennent tous du fameux but de Jordan Eberle en demi-finale du Championnat mondial junior face aux puissants Russes, alors qu’il restait cinq secondes à faire à la rencontre. 

Lors du tournoi, Chabot a entraîné Chet Pickard et Dustin Tokarski. Crédit photo: Frédéric Chabot.

Chabot était aux premières loges pour assister à ce moment historique dans l’histoire d’équipe Canada. Il agissait à titre d’entraîneur des gardiens de l’équipe. « Le but d’Eberle est l’un des plus beaux moments de ma carrière. J’étais sûr que le building allait exploser puisque c’était à Ottawa », se souvient Frédéric Chabot.  

Un travailleur acharné 

Lors de la saison 1992-1993, le natif d’Hébertville-Station connaissait toute une saison avec le club-école du Canadien et il a été rappelé pour faire partie de l’équipe de réserve (Black Aces) lors du bal printanier. Même s’il n’a pas joué un match en séries, Chabot était de la parade des champions, le 12 juin 1993, pour célébrer la conquête de la Coupe Stanley des Glorieux dans les rues de Montréal.  

Son ancien entraîneur des gardiens, François Allaire, n’est pas surpris de voir ses succès dans la LNH. « Ça toujours été un travaillant, c’est un combattant, il veut gagner et ses succès se poursuivent. Il le mérite », a tenu à marteler le consultant des gardiens des Panthers de la Floride, François Allaire.  

Chabot en compagnie de Marc-André Fleury et Cam Talbot lors de la saison 2021-2022. Crédit photo : Frédéric Chabot.

Attaquant du Wild du Minnesota, Frédérick Gaudreau, n’avait que de bons mots à l’égard de Chabot. « Il apporte beaucoup à l’organisation, c’est un gagnant, il travaille fort avec nous et il amène son expérience ». En plus d’être entraîneur, Chabot dirige Les Arrêts Clés, sa propre école de hockey à Québec. Un projet qui lui tient à cœur et qu’il continue année après année.

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