Transition verte : le Québec en retard

Le journaliste Philippe Mercure est spécialisé en développement environnemental. (Photo : Zachary Marchand)
Le Québec a de la difficulté à suivre le rythme de la transition verte. Trois panélistes ainsi que le journaliste de La Presse, Philippe Mercure, ont discuté de ces problématiques au Cégep de Jonquière mercredi soir.
L’objectif du journaliste spécialisé en environnement est de trouver des solutions environnementales, provenant d’autres pays, pour introduire certaines idées de transition verte au Québec.
Selon le directeur général du Cégep de Jonquière, Sylvain Gaudreault, les autres pays ont une longueur d’avance. « Ce que je constate de la transition verte, c’est que le Québec est en retard par rapport à d’autres sociétés qui ont eu à mettre des mesures de transition juste. » Selon le directeur général, trois étapes sont essentielles pour la réussite d’une transition verte. La première est d’anticiper, la deuxième de financer et la troisième est d’agir.

M. Gaudreault a déjà proposé un projet de loi sur la transition verte lorsqu’il était député de l’Assemblée nationale du Québec pour le Parti québécois. (Photo : Zachary Marchand)
Le conseiller syndical d’Unifor, Simon Lavigne, affirme à son tour que le gouvernement ne priorise pas les projets de transition verte. « Malheureusement, depuis les dernières années, ça ne semble pas être une priorité pour le gouvernement en place. » D’après le syndicaliste, des projets de décarbonisation devraient déjà être commencés. « On doit adapter la production, décarboner la production, on doit imaginer de nouvelles solutions pour réduire la pression sur les écosystèmes. »
Malgré le pouvoir restreint de la municipalité du Petit-Saguenay sur l’échelle de la hiérarchie, le maire, Philôme Lafrance, est d’avis qu’il faut trouver des solutions. « Présentement, il y a une grande chute de la biodiversité et c’est la plus grande extinction d’espèces de l’histoire de la terre qu’on a aujourd’hui donc on ne peut pas se mettre la tête dans le sable et faut qu’on trouve des solutions concrètes pour sauver certaines espèces. » M. Lafrance s’inquiète pour l’avenir en raison de la mentalité d’extrême droite chez certains jeunes adultes. « Il y a des jeunes qui veulent scrapper la planète et ils se lâchent lousses présentement, c’est vraiment inquiétant. »
Après plus d’une heure et trente minutes de discussions entre Philippe Mercure et les panélistes, Sylvain Gaudreault a réussi à conclure sur une bonne note. « Il ne faut pas juste voir notre situation dans laquelle on est, on voit l’arbre, mais la forêt est large et l’histoire de l’humanité nous enseigne que l’être humain a une capacité à rebondir. »






