Un programme d’éducation pour pallier la pénurie de médecins

La conférence était animée par Sandra Rossignol, présidente de la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay-Le Fjord, aux côtés de Ghislain Samson, recteur de l’Université du Québec à Chicoutimi, et Alexandre Cloutier, président de l’Université du Québec. Photo : Lisa Tourniaire
Un programme de médecine familiale et préventive dédiée au public devrait être créé dans les universités québécoises. Une mesure annoncée lors d’une conférence de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), tenue à l’hôtel La Saguenéenne, ce mercredi 12 février.
L’évènement a rassemblé les acteurs de l’éducation tels que les représentants de l’UQAC, l’Université du Québec (UQ) accompagnés de la Chambre de commerce et de l’industrie du Saguenay-Le Fjord. Cette conférence s’inscrivait également dans le cadre de la 18e édition des Journées de la persévérance scolaire.
C’était l’occasion d’alerter sur « le besoin criant de médecins de famille », d’après Alexandre Cloutier, le président de l’UQ. « Ces dernières années, il y a une pénurie de près de 1500 médecins au Québec et plus d’un quart des Québécois n’ont plus de médecin de famille », précise-t-il. Ce constat alarmant s’explique notamment par une tendance à se rendre dans le secteur privé. D’ici quelques années, le déficit continuera de se creuser car ce sont plus de 50% des médecins qui prendront leur retraite.
Ce programme permettra notamment de former des médecins dans le domaine de la santé publique. « On ne peut pas les forcer à rester dans le public, mais on essaye de combler la pénurie », confie Ghislain Samson, recteur de l’UQAC. Ils espèrent aussi que les étudiants formés dans des universités comme l’UQAC restent en région, là où le besoin est d’autant plus important. « J’ai encore besoin de me déplacer jusqu’à Sherbrooke pour voir mon médecin de famille car dans la région c’est difficile d’en trouver », avoue Ghislain Samson.
Même si les dix universités de l’UQ fonctionnent et travaillent ensemble, ce seront surtout six d’entre elles qui seront concernées par le programme. « On espère former environ 200 étudiants par année », précise Alexandre Cloutier.
Le coût de cet investissement s’élèverait à 2 millions de dollars, demandés auprès du gouvernement du Québec. « Les premières cohortes pourront être créées d’ici trois à quatre ans », espère Alexandre Cloutier.
Des programmes de santé variés
Dans l’optique de créer des programmes de santé, l’UQAC espère également ouvrir des formations en ergothérapie, en orthophonie et en nutrition. « On aimerait que les différentes formations en santé agissent ensemble », affirme Ghislain Samson.
L’UQAC et l’UQ continuent d’être des moteurs de développement socio-économiques pour la région et pour le Québec. Chaque année, ce sont plus de 1200 personnes qui sont formées dans divers domaines.






