C’était pas juste une phase : le festival des finissants en art de l’UQAC

Les étudiants Daphné Paré, Jean-Marc Randria, Paul Escalante, Arno Labernadière, Rosalie Guay, Yancy Gélinas, Ulysse Schopp, Émy-Jade Bouchard, Stacy Larouche, Rafaelle Carrière, Marie-Michèle Gourde et Vicky Houde Brousseau ont réalisé ce festival marquant la fin de leurs études. Photo : Marion Carey
Les finissants du Baccalauréat Interdisciplinaire en arts de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) ont tenu le vernissage de leur festival C’était pas juste une phase le 13 mars dernier. Ce sont 12 étudiants qui ont présenté leurs projets d’art visuel.
C’était pas juste une phase est un festival créé entièrement par les étudiants avec l’aide de superviseurs. L’objectif est de célébrer leur parcours et de faire le pas dans le monde professionnel. Le public était au rendez-vous pour admirer les créations des étudiants. L’exposition et le festival sont ouverts à tous gratuitement jusqu’au 26 mars.
Pour débuter le festival, huit œuvres étaient exposées à la galerie L’Œuvre de l’Autre du pavillon des arts de l’UQAC. Plusieurs thématiques et formats différents ont été présentés. « J’ai passé ma dernière saison en France et il fallait monter une exposition là-bas. La seule chose qui était capable de m’inspirer en fait ce sont les nuages. C’était le ciel parce que c’était la seule chose qui ressemblait à chez nous. J’aurais pu en mettre une centaine de plus si j’avais pu. Je suis très fière », a lancé une étudiante du Baccalauréat Émy-Jade Bouchard.

Le projet d’Émy-Jade Bouchard représente la nostalgie. Photo : Marion Carey
De son côté, Vicky Houde Brousseau a décidé de représenter le passé, le présent et le futur dans son œuvre. « Le passé se retrouve plus sombre puisque peu importe notre centre de vie, j’ai remarqué qu’on regarde notre passé d’un côté plus sombre. On a tout le temps l’impression qu’il est enchaîné à nous, mais on apprend à vivre avec donc c’est pour ça que la chaîne se transforme en une belle branche qui elle devient des fleurs sakura (fleurs de cerisier du Japon). Les fleurs sakura dans la tradition japonaise ça représente la transformation, la renaissance, ça représente justement le futur, c’est l’épanouissement de soi. Je suis vraiment fière de moi, je pense que je n’ai jamais atteint ce niveau de fierté et de confiance en moi. Je suis en extase », a-t-elle raconté.

Vicky a utilisé principalement de la peinture acrylique, des fils de fer et des chaines. Photo : Marion Carey
Les plus curieux pouvaient se rendre à l’auditorium pour assister à la représentation de quatre courts métrages réalisés par les étudiants. L’anxiété, l’environnement et la culture des Premières Nations étaient les sujets principaux mis de l’avant par les finissants. « Moi, je suis vraiment content. Je ne pensais pas qu’il allait rendre comme ça. Parce que quand tu travailles de la maison et de l’école, puis à la fin tu viens le voir sur un écran et avec le système de son qui marche bien, tu te rends compte que c’est quand même un projet qui a duré quatre mois. C’est quatre mois complets presque tous les jours », a expliqué le créateur d’un des petits films Arno Labernadière.

Les quatre courts métrages utilisaient des techniques différentes. On pouvait d’ailleurs observer du dessin animé. Photo : Marion Carey
Deux pièces de théâtre originales mises sur pied par Daphné Paré et Jean-Marc Randria étaient aussi présentées. Pour ceux qui les auraient manquées, il est possible de revoir ces pièces le 13 mars gratuitement.






