Une commission pour adapter la politique d’immigration aux régions

Des représentants d’entreprises et des travailleurs étrangers temporaires ont effectué un grand rassemblement devant l’Assemblée nationale pour revendiquer leur importance. (Photo : Claudia
Fortin)
La Consultation sur la planification pluriannuelle de l’immigration 2026-2029 a eu lieu mardi à Québec. Trois organisations du Saguenay-Lac-Saint-Jean ont proposé leurs recommandations et visions sur l’immigration devant la Commission des relations avec les citoyens.
L’union des préfets du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Promotion Saguenay et la Chambre de commerce et d’industrie Saguenay- Le Fjord (CCISF) se sont rendus à l’Assemblée nationale pour défendre une régionalisation de l’immigration. « En 2024, seulement 1,1 % des immigrants permanents se sont établis au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les immigrants vont surtout à Montréal », explique Sandra Rossignol, PDG de la CCISF. Selon elle, l’immigration est une condition de base pour assurer la continuité des activités économiques, maintenir des services à la population, enrichir le tissu social et soutenir la vitalité économique de la région. « Donnez-nous l’occasion d’avoir ces immigrants. Ne coupez pas l’immigration, vous allez nous couper par le fait même », exprime-t-elle.
Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, le manque de main-d’œuvre dans divers secteurs d’activité se fait ressentir. « Dans le domaine industriel, politique, touristique, il y a des situations où l’absence de travailleurs temporaires étrangers qualifiés pourrait entraîner des refus de contrat, l’interruption temporaire d’activités », ajoute Sandra Rossignol. Plusieurs entreprises s’inquiètent pour leur fonctionnement si l’immigration devenait plus retreinte. Une demande de maintien des niveaux actuels de travailleurs étrangers temporaires et d’étudiants internationaux a aussi été formulée. « L’immigration, autant temporaire que permanente, s’impose comme un levier essentiel pour assurer la vitalité de notre région », assure Sandra Rossignol.
Trouver une entente entre le fédéral et le provincial
Les trois organisations présentes à la Commission ont demandé au gouvernement du Québec de faire pression sur le gouvernement fédéral pour imposer une « clause grand-père », afin de permettre aux travailleurs étrangers temporaires déjà sur le territoire de continuer de travailler. « Il faut améliorer les relations entre le fédéral et le provincial. Le programme d’immigration n’est géré que par le fédéral alors que les régions aussi sont concernées », explique Claudia Fortin, directrice générale adjointe de Promotion Saguenay. Elle souhaite aussi accélérer les demandes de résidence permanente pour les travailleurs temporaires qui sont établis au Québec depuis de nombreuses années. « La politique d’immigration est peut-être déjà prête mais il est possible qu’elle soit revue
avec nos propositions, du moins on l’espère », termine Claudia Fortin.






