Sylvain Gaudreault en appelle à la révolution de l’État

En 2021, Sylvain Gaudreault avait déjà publié Pragmatiques, un essai portant sur l’environnement. (Photo: Félix-Antoine Turgeon)
L’ancien ministre et actuel directeur général du cégep de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a lancé son tout nouveau livre intitulé Rupture et Révolutions : imaginer l’État-providence autrement mercredi soir. Après avoir identifié trois principales ruptures de la société contemporaine, M. Gaudreault propose, dans son ouvrage, un nouveau modèle étatique pour y remédier.
L’ambiance festive et décontractée à l’intérieur de la librairie Marie-Laura, à Jonquière, tranchait avec les thèmes sérieux abordés par l’ex-politicien lors de la longue présentation de son livre. C’est que dans ce nouvel ouvrage, Sylvain Gaudreault aborde des sujets qui peuvent sembler plutôt déprimants. De la crise climatique, aux guerres en passant par la pandémie, M. Gaudreault dresse un dur bilan de notre époque : « Si tout allait bien, je ne parlerais pas ».
Une volonté de changement urgente
Fort de son regard d’historien, il met en perspective divers événements pour mieux comprendre et surtout mieux réagir à ceux qui se produisent devant nos yeux. C’est en s’inspirant de la méthode du défunt Guy Rocher, cet architecte de la Révolution tranquille, que M. Gaudreault souhaite transformer des observations en actions. « On est dans un tournant de l’histoire de l’humanité. On sait que ça ne va pas bien, maintenant, on ne doit pas en rester là » exprime-t-il en soulignant que son engagement pour faire changer les choses est resté le même après son départ de l’Assemblée nationale.
Réhabiliter l’État-nation
Après des constats plus sombres, M. Gaudreault propose comme solution de redéfinir, voire de révolutionner le rôle de l’État tel qu’on le connaît. La crise climatique, qu’il qualifie de « principale rupture » est au cœur de cette réflexion. Contrairement à un discours de plus en plus répandu, il est convaincu que la solution passera par un rôle accru de l’État-providence dans la vie des citoyens. « Quand il arrive un drame dans une vie privée, on se rassemble en famille et on s’entraide. Moi je dis : ce qui est vrai sur le plan individuel l’est aussi sur le plan collectif. Et notre famille collective, c’est l’État. »
L’écriture comme passe-temps
Malgré son horaire chargé de directeur général de cégep, Sylvain Gaudreault ne semble pas avoir eu de difficulté à trouver le temps nécessaire à la rédaction de cet ouvrage d’une centaine de pages. « Il y a des gens qui, la fin de semaine, jouent au pickleball. Moi, mon temps, je l’ai consacré à rédiger un essai », a-t-il lancé, sourire en coin.
Depuis hier, son essai, publié aux éditions Somme Toute, est disponible dans la plupart des librairies au Québec.






