Développement du tennis québécois : le défi des infrastructures

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Certains filets de tennis ont déjà été retirés en raison de l’approche des temps froids. Photo: Noah Gauthier Morin

Alors que le mercure tombe, les joueurs de tennis délaissent progressivement les courts extérieurs pour les courts intérieurs. Avec peu de terrains intérieurs dans la région, se sera un défi de pratiquer ce sport pendant la tombée de flocons.

Le club de tennis intérieur de Saguenay est le seul endroit de la ville qui possède des courts. Cinq espaces sont disponibles pour les visiteurs. Ils sont utilisés à pleine capacité.

« Le club compte plus de 300 membres depuis plusieurs années, ce qui démontre une belle stabilité, explique Jean-Arnaud Poirel, directeur général de l’Académie de tennis du Saguenay. On a des programmes pour les jeunes de tous les âges, et la demande reste forte d’année en année. »

L’achalandage soutenu de ces infrastructures engendre toutefois un problème quant au développement du tennis dans la région. « Notre plus grand défi présentement, c’est le manque de plages horaires, surtout en soirée. Si on veut continuer de croître et d’accueillir davantage de jeunes, il faudra éventuellement penser à agrandir nos installations », ajoute-t-il.

Au fil des années, il y a eu de bons joueurs au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais aucune perle rare comme Félix Auger-Aliassime ou Victoria Mboko. Il faut tout de même souligner les performances de Maxime Mareschal-Hay qui s’est rendu à l’Université de l’Utah aux États-Unis pour continuer son parcours d’athlète.

Une problématique provinciale

Le problème d’infrastructures n’est pas propre à la région. Il se fait également sentir dans la grande région de Montréal. Par exemple, les Carabins de l’Université de Montréal ont beaucoup de difficulté à obtenir suffisamment d’espaces pour s’entraîner.

Rodrigo Cordova-Alfaro, entraineur-adjoint des Carabins au Tennis. Son équipe s’entraine six heures par semaine.

Rodrigo Cordova-Alfaro, entraîneur adjoint des Carabins, observe les mêmes contraintes. « Le manque de terrains, que ce soit à Saguenay ou à Montréal, demeure un obstacle majeur. Quand plusieurs joueurs doivent partager le même court, le temps individuel diminue, ce qui ralentit la progression », explique-t-il.

Lors des entrainements, les Carabins disposent de six terrains pour s’entraîner, mais pour que tous les membres de l’équipe s’entrainent en même temps, ils se placent quatre par surface de jeu. « On doit planifier des exercices dynamiques pour maximiser chaque minute. » L’entraîneur adjoint est conscient que la priorité reste que les joueurs deviennent meilleurs en simple qu’en double puisque la majorité des compétitions sont à un contre un.

Environ 40 % des joueurs de des Carabins proviennent de l’extérieur du pays. « Ne pas avoir de barrière saisonnière est un grand avantage dans la vie d’un joueur de tennis », reconnait M. Cordova.

Il y a présentement des discussions pour qu’il y ait un ajout de terrains intérieurs à Saguenay et à Montréal, mais aucune date n’est prévue pour le moment.

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