Les réseaux sociaux, un incontournable pour les candidats à la mairie

Plusieurs candidats à la mairie se sont lancés sur les réseaux sociaux à l’occasion des élections municipales du 2 novembre. (Photos : Andrée Laforest/Instagram, Luc Boivin/TikTok, Julie Dufour/TikTok)
« C’est inévitable, parce que les gens veulent savoir, veulent comprendre. Les réseaux sociaux sont définitivement un moyen que tout bon politicien doit utiliser aujourd’hui pour bien communiquer ses messages à la population », croit Luc Boivin.
Il est présent sur TikTok et Facebook, tout comme la mairesse sortante, Julie Dufour. Celle-ci se présente, café à la main, dans chacune de ses vidéos TikTok. Elle raconte être suivie de près par son fils de 15 ans.

Andrée Laforest avait provoqué la controverse en début de campagne en utilisant son compte de députée de la CAQ pour promouvoir sa candidature à la mairie de Saguenay sur Facebook. « Ce n’est pas un incontournable, mais en même temps, ça permet aux citoyens de voir nos réalisations, de nous faire connaître », pense-t-elle.
Pour sa part, Jacques Pelletier est d’avis que cela permet aux candidats de plus élaborer leurs idées. « Je suis en mesure, à ce moment-là, de pouvoir rejoindre le monde. Maintenant, c’est aux gens à y prendre intérêt ! »
Couteau à double tranchant
Si elle pense que ces plateformes sont bel et bien incontournables, la cheffe de l’Équipe du renouveau démocratique, Christine Basque, souligne tout de même des parts d’ombre. « Si on veut focaliser sur la réalité, faut les choisir, ces réseaux d’informations. Il faut faire attention, il faut se protéger. »
La démocratisation de ces outils permet aussi des élans d’agressivité envers les personnalités politiques. « On sait qu’il y a énormément de violence et d’intimidation qui se produisent sur les réseaux sociaux. Je pense que mon début en politique me le fait découvrir davantage », mentionne Mme Basque en invitant les gens à sensibiliser les plus jeunes sur ces enjeux.

Facebook demeure le média social le plus prisé des politiciens municipaux. (Photo: Jacques Pelletier/Facebook, Christine Basque/Facebook)
Si le ton à adopter est plus personnel et familier sur ces plateformes qu’à la télévision, le risque de gaffe augmente. Lors des élections provinciales de 2022, la cheffe libérale Dominique Anglade avait publié une danse sur ses réseaux sociaux qui avait fait grandement réagir.
Rappelons aussi qu’en août 2023, la ministre des Transports de l’époque, Geneviève Guilbault, avait publié plusieurs photos d’elle dans sa voiture sans la ceinture de sécurité. Une anecdote qui l’a forcée à s’excuser.






