Une nouvelle ciné-rencontre pour le cinéma québécois au Saguenay

La deuxième ciné-rencontre a présenté Adam change lentement, une première dans la région pour ce long métrage. (Photo : Carolane Beauregard)
Les cinéphiles de la région ont une nouvelle offre de diffusion de productions québécoises. Contrechamp est une ciné-rencontre qui se déroule un mercredi par mois au CEM à Chicoutimi-Nord.
La deuxième ciné-rencontre mensuelle qui a eu lieu mercredi s’est déroulée sous le thème de l’animation, avec le film Adam change lentement. Les cinéphiles étaient au rendez-vous pour le visionnement du premier long métrage de Joël Vaudreuil. Le réalisateur et monteur adore les ciné-clubs puisqu’ils donnent une deuxième vie aux films québécois, dont certains ont peu de visibilités.

Ce qu’aime le réalisateur d’Adam change lentement des soirées comme celle-ci, c’est de pouvoir rencontrer les spectateurs. (Photo : Carolane Beauregard)
L’événement est une initiative du Bureau du cinéma de Saguenay et la programmation est faite en collaboration avec le cinéaste Louis Moulin. Le but premier est de rejoindre le plus de cinéphiles possible, intéressés par ce type de programmation, qui est un peu différente du cinéma commercial, indique Marie-Hélène Riou, organisatrice de la ciné-rencontre.

Le visionnement a débuté à 19 h avec une salle presqu’entièrement remplie. (Photo : Carolane Beauregard)
Dans la salle, il y avait autant de familles, de jeunes adultes que de personnes plus âgées.
La soirée permet au public de découvrir de nouvelles œuvres québécoises qui sont soient peu regardées, soient présentées nulle part ailleurs dans la région, souligne Marie-Hélène Riou.
Le concept de Contrechamp est de mettre de l’avant le ou les réalisateurs des œuvres présentées au courant de la soirée. Après le visionnement, il y a une séance de questions entre le réalisateur et le public, ce qui rend ces événements plus intimes.
Pour l’instant, il est impossible d’estimer un certain achalandage puisque c’est seulement la deuxième ciné-rencontre. Toutefois, lors du premier visionnement, le public était au rendez-vous, affirme madame Riou.
« C’est intéressant des ciné-clubs et des soirées carte blanche où un réalisateur présente les travaux qui l’ont influencé. Ce sont des soirées qui provoquent les rencontres et je trouve que c’est bien », avoue Joël Vaudreuil.
Le long métrage a demandé cinq ans de travail au réalisateur et à son équipe.






