Lancement de la Semaine du développement internationale : écrire pour encourager

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Cette initiative se nomme « Écrire, ça libère » et elle est chapeautée par Amnistie internationale. (Photo : Alicia Flageol)

Le Centre de solidarité internationale (CSI) du Saguenay-Lac-Saint-Jean a profité de son midi-échange mensuel pour rédiger des lettres de motivation destinées à un groupe de jeunes femmes en Équateur. L’activité était en partenariat avec Mères au front Saguenay.

Les personnes qui recevront ces messages sont les Guerreras por la Amazonia, c’est-à-dire les Guerrières de l’Amazonie. Ce groupe rassemble des jeunes femmes âgées entre 10 et 20 ans qui s’opposent au torchage au gaz, une méthode polluante où les rejets de gaz des gisements pétroliers sont brûlés.

Lors de l’activité d’aujourd’hui, les participants étaient invités à luncher en compagnie des membres du CSI et de Lise Garon, membre de Mères au front Saguenay, pour discuter des enjeux mondiaux actuels et écrire des lettres pour les militantes.

Rédiger et poster ces lettres sont des gestes marquants, qui fonctionnent, mais qui sont aussi soumis à plusieurs restrictions. « On envoie souvent des lettres dans des endroits où il y a une dictature : les lettres sont ouvertes », explique Mme Garon. Elle souligne que ces lettres ne doivent jamais mentionner la situation actuelle du pays, en l’occurrence l’Équateur. « Il ne faut pas dire que c’est une dictature, les lettres ne se rendront pas. Même chose si on parle de notre organisme, ça va être intercepté. »

Malgré ces contraintes et ces situations décourageantes, elle reste optimiste. Selon la documentation fournie sur place, plus de 5,2 millions de lettres ont été expédiées à travers le monde en 2022. Elles auraient eu un taux de réussite de 75% la même année. « Quand il y en a des centaines, même des milliers envoyées, c’est intimidant pour un gouvernement qui doit garder son image.»

Elle ajoute que des pays comme l’Équateur vivent du tourisme et des investissements extérieurs. Des lettres dénonçant une situation défavorable à leur image pourraient facilement impacter leur économie. Donc, ces pays ont souvent tendance à libérer les destinataires pour calmer la situation.

La semaine du développement international organisé par le Centre se déroule du 1er au 7 février. Cette année, le thème est « Debout pour un monde juste ». (Photo : Alicia Flageol)

« C’est un beau pays l’Équateur, et c’est important de faire la différence entre le pays et son gouvernement », lance-t-elle avec espoir.

C’est d’ailleurs un sentiment partagé par la chargée de projet en Amérique latine au CSI, Pia Cerda. En plus de permettre des réflexions et des discussions sur des enjeux internationaux, les midis-échanges sont des « places sécuritaires, on est à l’aise de s’exprimer et de dire ce qu’on pense par rapport à des enjeux. »

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