Légalisation du cannabis | Des parents inquiets

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Trois parents sur quatre sont inquiets de la légalisation du cannabis d’après un récent sondage effectué pour le compte de la Fondation Jean Lapointe. Par contre, cette inquiétude ne serait pas nécessairement née de la légalisation en soit, mais plutôt du manque d’informations et de pouvoir des parents selon l’Association des parents d’ados du fjord (APAF).

En fonction depuis 25 ans, l’APAF outille et informe les parents d’enfants atteints de troubles de comportements et/ ou de toxicomanie.

La problématique des parents face à la légalisation est la peur d’avoir moins de pouvoir et d’impact sur leur jeune selon la responsable de l’APAF, Julie Lavoie. Auparavant, dire à son enfant que le cannabis est illégal par la loi était une bonne technique pour tenter de mettre le frein sur sa consommation.

Par contre, la loi n’empêche en aucun cas les parents d’instaurer leur propre loi selon leurs attentes personnelles envers leur adolescent. «C’est aux parents que revient le pouvoir, mentionne Julie Lavoie. Ce n’est pas parce que c’est légal selon la loi que ça doit être légal à la maison dit-elle. Les adolescents sont en période d’essais, pas parce que c’est la légalisation, mais parce que c’est l’adolescence.»

De plus, plusieurs oublient que la consommation reste interdite aux jeunes de moins de 18 ans. Pour un jeune de 17 ans, la légalisation ne change en aucun cas la loi qui était auparavant instaurée.

Le Web regorge de divers sites et articles dans le but de préparer les parents à la gestion du cannabis. «On entend souvent dire que le gouvernement met des outils sur Internet pour les parents, mais arrêter d’en inventer des outils, on a 25 ans d’expérience. On n’entend pas parler des organismes communautaires qui sont là pour les aider», affirme Julie Lavoie.

Au Saguenay, en plus de l’Association des parents du fjord, il existe plusieurs centres du même type tels que le Centre familial de transit de Jonquière et l’Association de parent d’ados de Chicoutimi.

Toujours selon Julie Lavoie, la meilleure solution pour un parent dans la situation actuelle est la communication avec son jeune. Les parents doivent prendre le temps de s’intéresser à leur enfant et les questionner sur leur niveau de consommation.

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