Saguenay donne 1 million à la STS pour le dossier Jean-Luc Roberge

Luc Boivin réitère son appréciation pour le travail de Joan Simard à la tête de la STS (Photo : Kevin Hamel)
La Ville de Saguenay injectera 1,05 million de dollars afin de soutenir financièrement la Société de transport du Saguenay (STS), dans le dossier du congédiement injustifié de l’ancien directeur général, Jean-Luc Roberge, en 2022. La décision a été entérinée mardi lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal.
La veille, la STS confirmait avoir conclu une entente avec M. Roberge prévoyant le versement d’une indemnité totale de 2,25 millions de dollars. Cette somme couvre notamment les salaires perdus, les avantages sociaux ainsi que les frais juridiques engagés depuis son renvoi.
Le maire Luc Boivin affirme que la Ville puisera dans ses réserves financières et réévaluera certaines dépenses prévues au budget 2026. « On est en train de rencontrer les services pour couper. Par exemple, les Jeux du Canada, vous allez me dire que c’est juste 160 000 $, mais on essaie de récupérer avec une certaine marge de manœuvre. »
Cependant, les citoyens devront aussi écoper. « 1 million de dollars en taxes, une somme divisée à 3 500 $ par maison : c’est la population qui devra malheureusement contribuer à ça », a-t-il ajouté.

Luc Boivin n’était pas surpris que Jean-Luc Roberge refuse sa réintégration (Photo: Kevin Hamel)
Un montant imposant pour la STS
Après la contribution municipale, la STS devra néanmoins assumer seule le reste de la facture, soit environ 1,2 million de dollars. Pour payer sa part de la facture, la STS devra déposer un budget révisé dans les prochaines semaines.
La présidente de la STS, Joan Simard, a évoqué certaines mesures que l’organisation devra prendre pour obtenir du financement. « On avait des postes qui étaient ouverts, mais on devra attendre avant de continuer les embauches pour faire de petites économies », a-t-elle indiqué.
Le dossier a déjà coûté cher à l’organisation de la STS. Plus de 830 000 $ ont été déboursés en honoraires d’avocats depuis le début du litige.
Au conseil municipal, le conseiller Michel Tremblay a exprimé sa pensée au sujet de la situation. « C’est une bonne nouvelle que ce dossier-là soit réglé, mais c’est quand même une journée triste. Ce n’est pas normal que des personnes comme M. Roberge aient été salies comme ça, pareil pour Mme Dion. »
Le conseiller Serge Gaudreault a fait du pouce sur le commentaire de son collègue : « Que le montant soit assumé par la STS ou par la Ville, ce sont toujours les contribuables qui en portent le poids. Les décisions qu’on prend ont un coût et ce sont toujours les citoyens qui le paient. »
Après la contribution municipale, la STS devra néanmoins assumer seule le reste de la facture, soit environ 1,2 million de dollars.






